‹ Les théories de M. LoisyChapitre 47 sur 235 · L-ÉGLISE ET LES SACREMENTS · texte numérisé non relu

L-ÉGLISE ET LES SACREMENTS

Tout le fondement rationnel que le critique suggérait à l'appui de la croyance en l'immortalité du Christ et, du même coup, à la divinité de l'Eglise, se trouvait exprimé dans les propositions suivantes: « L'historien peut constater... que l'Eglise est la continuation vitale et logique de l'Evangile. 11 peut vérifier aussi que le Christ a toujours vécu et qu'il vit encore dans l'Eglise, mais il n'accomplit cette véi'ification que par l'expérience de la foi, non par l'examen critique des textes et des faits ^ » « L'institution divine de l'Eglise se fonde sur la divinité du Christ, laquelle n'est pas un fait d'histoire, mais une donnée de foi dont l'Eglise est témoin, et qui apparaît avec l'Eglise elle-même, on peut dire dans la naissance et la perpétuité de l'Eglise-. »

Autant qu'il est permis de saisir la pensée fuyante de ces textes, l'historien croyant pourrait donc percevoir, dans les origines et à travers l'histoire de l'Église, la présence vivante et l'action efficace du Christ. Cette impression religieuse, cette expérimentation d'ordre moral très particulier, suffirait à appuyer safoi en l'immortalité glorieuse du Sauveur, au rapport réel de l'Eglise avec lui, par conséquent en l'efficacité divine de son culte et de ses sacrements. .Tel était le seul fondement que M. Loisy accordait à la foi.

Pris en lui-même, ce fondement n'était pas sans valeur. On ne peut nier, en eff"et, qu'il n'y ait un sérieux point d'appui pour la croyance dans l'expé-

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