‹ Les théories de M. LoisyChapitre 5 sur 235 · Tbid., p · texte numérisé non relu

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\. Ibid., p. 171, 5. Ibid., p. 173.

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de réunir les hommes dans un culte purement intérieur, et l'on essaierait vainement d'imposer un tel culte à l'être humain, qu'on ne peut dépouiller de sa condition physique, et qui ne peut être pensant sans être entendant et parlant. Sa vie religieuse ne peut pas davantage être indépendante de tout élément sensible, qui l'aide à prendre conscience d'elle-même, à se définir et à s'affirmer^. » Aussi bien, n'est-il pas vrai que le protestantisme luimême ne subsiste comme religion que « par ce qu'il a retenu d'organisation ecclésiastique, d'enseignement officiel et de culte confessionnel^? »

Après avoir ainsi ruiné la thèse de M. Harnack, M. Loisy démontrait aisément que l'Eglise catholique romaine, àla différence du protestantismeluthérien, répondait très exactement à l'idée primitive du christianisme. On y retrouve, en effet, les trois éléments que nous avons reconnus essentiels à l'Evangile de Jésus : l'idée du royaume des cieux, destiné à la société actuelle des fidèles, comme il l'était à la société des disciples du Sauveur, l'idée du Messie attendu comme organisateur de ce royaume à la fin des temps, l'idée de l'apostolat ou de la prédication du royaume. Ces trois éléments, observait M. Loisy, sont « toujours reconnaissables » dans l'Eglise catholique'. « Le but de l'Evangile est resté le but de l'Eglise^. « 11 est facile de voir que « Jésus et l'Eglise ont les yeux levés dans la même direc-

i. L'Evangile et l'Eglise, p. 213-214.

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