‹ Les théories de M. LoisyChapitre 50 sur 235 · fbid., p · texte numérisé non relu

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ment à son premier ouvrage. « De l'Evangile criti- [uement interprété, disait-il, il ressort que Jésus a prêché l'avènement du royaume des cieux, et qu'il s'est fait connaître à ses juges comme le Messie prédit à Israël. Ce qu'était le royaume des cieux, ce que signifiait le titre de Messie Fils de Dieu, je l'ai exposé le plus clairement possible, en m'abstenant, comme je le devais, de faire entrer les spéculations théologiques plus récentes dans l'enseignement personnel du Sauveur^. » Or, ce que le critique avait très nettement déclaré, était que la messianité revendiquée par Jésus n'impliquait pas autre chose qu'un choix particulier de Dieu pour l'établissement et le gouvernement du royaume des cieux. Une page, cependant, paraissait amender et compléter d'une façon appréciable les explications antérieures. « L'idée évangélique du Messie, écrivait-il. contenait le principe de tout le développement christologique. Elle implique, en effet, la prédestination éternelle de celui qui doit apparaître en ce monde comme le Fils de Dieu, son exaltation finale, et, comme condition intermédiaire de la prédestination et de la gloire, un rapport tout particulier d'union entre Dieu et l'homme-Christ, rapport qui n'est point la simple connaissance du Dieu bon, mais quelque chose d'infiniment plus mystérieux et plus profond, l'espèce de pénétration intime et ineffable de l'homme-Christ par Dieu, qui est figurée sensiblement par la descente de l'Esprit sur Jésus baptisé. La vocation de Jésus n'est pas celle d'n.n prophète; elle est unique en son genre, et

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