‹ Les théories de M. LoisyChapitre 54 sur 235 · Ibid., p XXIII · texte numérisé non relu

Ibid., p XXIII

prédicateur catholiques, se distingue du sens historique de l'Ecriture^? »

La pensée de M. Loisy était donc, malgré toutes ses hahiletés et ses faux-fuyants, assez claire pour l'observateur perspicace : l'auteur d'Autour d'un petit livre niait que Jésus se fût déclaré participant de la nature divine, qu'il eût possédé une science surhumaine, qu'il eût eu conscience d'être autre chose qu'un homme uersonnellement distinct de Dieu.

Cela entraînait presque nécessairement à nier la réalité objective de la divinité du Christ : comment le Sauveur aurait-il été Dieu, si lui-même n'a pas eu conscience d'être Dieu ?

Ce que le critique disait plus haut du « rapport tout particulier d'union entre Dieu et l'homme- Christ », impliqué par l'idée évangélique du Messie, ne visait donc, dans sa pensée, qu'un rapport d'ordre créé et humain, quoique spécial et unique, qui ne traduisait ni ne suggérait aucun rapport d'ordre supérieur ni aucune participation substantielle à la divinité.

Aussi bien expliquait-il la formation du dogme du Christ Dieu par une évolution graduée, dont chaque étape, au lieu de tirer de l'idée messianique ce qui s'y serait trouvé virtuellement contenu, y aurait au contraire ajouté et comme superposé un élément étranger et nouveau.

En premier lieu, saint Paul aurait imaginé que Jésus, non seulement avait été prédestiné éternelle-

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