Ibid., p
tique, la notion du Verbe incarné, du Christ Fils de Dieu et Dieu parce que Verbe fait chair en Jésus ^. »
« Tout n'était pas dit cependant, et la foi avait encore à trouver le moyen de concilier entre elles la réalité de l'histoire évangélique, la théorie de Paul et celle de Jean, pour en faire un système coordonné-. » Ce fut l'œuvre des docteurs et des premiers conciles.
Or il était aisé de voir combien les théories mêmes de saint Paul et de saint Jean débordaient la simple idée messianique et tout ce qu'elles ajoutaient d'essentiel à ce que l'on nous avait représenté comme l'expression adéquate de la pensée de Jésus elle germe authentique de la christologie.
Il n'était pas moins facile de constater combien l'exposé tracé parM.Loisy de l'évolution du dogme christologique justifiait peu certaines appréciations dont il le faisait suivre. « Le travail entier de la pensée chrétienne, disait-il, depuis Paul, Jean, Justin, Irénée, jusqu'aux derniers conciles qui ont fixé le dogme, tend à définir le rapport de prédestination et d'union qui rattache Jésus à Dieu. Le travail théologique n'a pas son point de départ en dehors de l'histoire, dans la spéculation pure; car l'explication hellénique n'est pas prise à côté du fait initial; elle s'appuie sur le fait, elle coïncide avec lui; on peut dire même qu'elle sort de lui... La modalité de la pensée johannique n'est pas juive, mais la substance de cette pensée était dans les Synoptiques, et la pensée des Synoptiques reflète ce qu'il est bien