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de dire. Il insinuait que la tendance de l'avenir serait à restreindre le rôle de cette autorité suprême dansl'œuvredu développement doctrinal del'Eglise, à y faire au contraire la place plus grande au libre travail des individus et aux recherches critiques des savants.
« Pour la foi », disait M. Loisy, le privilège de la primauté du Pape etcelui de son infaillibilité «sont voulus de Dieu et donnés par le Christ ». Mais « ils n'en ont pas moins leur histoire et ils. continueront de l'avoir, parce que le travail de la pensée chrétienne sur la nature et l'objet des dogmes n'est pas fini (en un sens, il ne fait que de commencer), et parce que l'évolution de la société chrétienne continuera avec celle de la société humaine. Sous rinfluence de nécessités relatives, l'Eglise romaine s'est organisée comme un empire, presque comme une armée qui reçoit de ses chefs une consigne et qui doit l'observer sans discuter. Le développement d'un tel régime a pu se justifier par le besoin d'une barrière contre l'anarchie théologique et l'émiettement individualiste du christianisme protestant. Il n'en prête pas moins facilement à de graves inconvénients : oppression des individus, obstacle au mouvement scientifique et à toutes les formes du travail libre qui est le principal agent du progrès humain... Qui oserait dire que l'Eglise catholique ne soufi're aujourd'hui, en aucune façon, des inconvénients dont je parle ^? »
« Dans la crise très grave que traverse en ce moment l'Eglise, il ne suffira certes pas que l'auto-