Lettre du20 juin 1907, à M. Bricout. Op. cit., p
2. Lettre du 21 janvier 1907, à M. l'abbé X., professeur. Op. cit., p. 68.
3. Lettre du 5 mai 1907, à M. l'abbé X., vicaire. Op. cit., p. 74.
4. Lettre du 9 mai 1907, à M. l'abbé X. Op. cit., p. 79. « Au lieu que le dogme prescrive impérativement la morale, c'est la morale qui est, pour ainsi dire, le critère du dog-me, la valeur d'une doctrine se mesurant d'après son efficacité morale.» (Ibid.)
104 DE LA CONDAMTS'ATION A l'eNCYCLIQTJE
Quant aux dogmes, ils ne valent pas en tant que vérités fondées sur la réalité de l'histoire, mais uniquement en tant que symboles religieux. Sur ce point, dit M. Loisy, « l'idée de Tyrrell est parfaitement juste : la valeur des dogmes tient à leur signification religieuse et morale. Et j'ajouterai: ce qui fait la révélation, c'est l'esprit qui anime des croyances dont les éléments matériels peuvent se renouveler, en une certaine mesure et progressivement, sans compromettre l'objet essentiel, la fonction nécessaire de la foi. Je crois que l'on peut faire application de ces principes à tous les dogmes qui ont un rapport avec l'histoire (et il n'en est pas un qui ne soit dans ce cas), parce que l'enseignement officiel de l'Eglise présente, sur toute la ligne, une façon non historique d'entendre les origines de la religion'. »
Ainsi, « la conception virginale du Christ n'est pas mieux attestée, au fond, que la conception immaculée de sa mère^ ». « Tous les dogmes et enseignements de l'Eglise au sujet de la Vierge Marie procèdent du sentiment chrétien, non de témoignages historiques. » Ce sont des « suggestions de la foi, qui tendent au développement d'un idéal religieux et moraF ». « Au point de vue de l'histoire, l'ensemble des croyances relatives à la virginité de Marie est une création de la foi. Cette foi, autorisée par l'Eglise, les transforme-t-elle en réalités? Voilà
1. Lettre du 5 mai 1907, à M. l'abbé X., vicaire. Op. cit., p. 73-74.
2. Lettre du 17 juin 1907, à M. l'abbé X., curé. Op. cit., p. 155.