‹ Les théories de M. LoisyChapitre 78 sur 235 · Lettredul"aoùH907, àMgrBaudrillart. Op. cj7., p · texte numérisé non relu

Lettredul"aoùH907, àMgrBaudrillart. Op. cj7., p

ment ecclésiastique officiel, lequel est suranné et erroné. Pour lui, il juge sa foi plus parfaite que celle du commun des croyants, plus pure que celle de l'Église enseignante elle-même.

C'est ce qu'il fait entendre à Mgr Bougouïn. Après avoir exposé à Sa Grandeur ses idées touchant la valeur historique des Evangiles, en particulier des récits de la naissance miraculeuse, qu'il estime « purement légendaires », et de ceux de la résurrection, qui, à son sens, « prouvent seulement la foi de l'Eglise apostolique », il ajoute : « Si l'on n'est pas orthodoxe, lorsqu'on a de telles opinions, je ne suis pas orthodoxe. Toutefois, comme je m'aperçois aussi que les limites de l'orthodoxie sont assez indécises et variables, je ne me tiens pas moi-même pour hérétique. Il me semble que, malgré le fracas des censures, condamnations du Saint-Office et de l'Index, décisions de la Commission biblique, ordonnances des Prélats français, la question d'hérésie n'est pas encore tranchée ^ »

«Je ne vous chicanerai pas sur la définition de l'hérésie », dit-il encore à M. Bricout. « Le mot a sa signification reçue dans le vocabulaire théologique, avec les mots d'inspiration, de révélation, d'infaillibilité, tous ces mots étant comme solidaires les uns des autres, dans un système de doctrine qu'il faut prendre ou rejeter tout entier... C'est tout ce système dont la caducité m'est apparue depuis plus de vingt ans, et dont j'avais essayé d'élargir peu à peu la signification^... »

1. Lettre du 23 juin 1907, àMgr Bougouïn. Op. cit., p. 173-174.

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