‹ Les théories de M. LoisyChapitre 80 sur 235 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Lettre du 28 février 1904, à Pie X. Op. cit.,jt. 34. Citée ci-dessus, p. 85.

114 DE LA CONDAMNATION A l'eNCYCLIQDB

tien dont vous parlez serait une forme de suicide impossible à effectuer^. »

Aussi, tout en déclarant humblement: « Je ne me reconnais pas qualité pour décider ce que l'Eglise pourrait ou devrait changer dans son enseignement officieP », il lui fait entendre en termes fort nets qu'elle doit adopter ses conclusions, sous peine de s'opposer à la science et de courir à sa perte. « Si le catholicisme, dit-il, évoluait dans le sens du pi'ogrès scientifique et de l'humanité actuellement civilisée, il est certain que l'établissement catholique, avec sa hiérarchie de droit divin, son dogme intangible, ses sacrements magiques, en subirait un déchet considérable. Mais il n'a pas d'autre alternative que de se transformer pour vivre, ou de se rétrécir en une secte de plus en plus fermée, pour mourir^. »

Lui-même avait bien essayé de sauver l'Eglise, en montrant comiuent l'essentiel du catholicisme pouvait survivre à la crise de la pensée contemporaine : « Il paraît, dit-il, que je n'ai pas réussi. Mon échec, en tant qu'il est réel, pourrait être moins fâcheux pour moi que pour la cause dont je m'étaisconstitué l'avocat^. »

« Le grand scandale en nos jours», déclare-t-il encore, « c'est l'opposition permanente, radicale, intransigeante, souvent cruelle et déloyale, que l'Eglise a faite, qu'elle continue de faire à tout le mouvement intellectuel et scientifique, on peut

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