‹ Les théories de M. LoisyChapitre 81 sur 235 · LeUre du 8 juin 1907, à M. Roussel. Op. cit., p · texte numérisé non relu

LeUre du 8 juin 1907, à M. Roussel. Op. cit., p

ajouter même social et politique, des dernier» siècles. Voilà le vrai, l'unique scandale, et j'ensuis innocent. Autant qu'il était en moi, j'ai essayé de l'atténuer, de le faire cesser. Mais je ne veux pas, au terme de mes jours, m'y associer, y coopérer. Je ne veux pas aider l'Eglise à perdre les nations catholiques, si elle peut, ni à se perdre elle-même, en s'aliénant ce qui lui reste de fidèles dans le monde civilisé <. « Pour moi, loin d'avoir donné du scandale, « j'ai travaillé à l'avènement d'une plus parfaite lumière dans notre pays, et je dirai même dans l'humanité'. »

La foi du critique

Le critique qui combat si vivement les croyances traditionnelles de l'Eglise a-t-il un reste de foi? Ce reste de foi, s'il existe, que peut- il être, et sur quelles bases vient-il s'appuyer?

Autant qu'on en peut juger, M.Loisy garde encore quelque chose qui ressemble à la foi; mais ce quelque chose est malaisé à définir.

Tout d'abord, il paraît croire en Dieu, en un Dieu mystérieux, donton ne saisit pas très bien comment il se distingue du monde et de l'homme, dont

1. Lettre du 28 juin 1907, à M. Bricout. Op. cit., p. 183. — Cf. Lettre du 23 juin 1907, à Mgr Bougouïn, p. 176 :« Je tiens que cette séparation funeste de la raison et de la foi, de la science et de la théologie, du progrès et de la religion, c'est l'Eglise romaine qui l'a préparée, qui l'a opérée, et qui est aujourd'hui en train de la consommer. Etc. )) Cf. Autour d'un petit livre, p. XXXIV, 150, 209, 216.

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