Lettre citée, du 21 janvier 1907. Op. cit., p
1. L'Evangile et l'Eglise, 2' édit, 1903, p. 107. Cf. Autour d'un petit livre, p. 115 : « Si l'idée du royaume avait une réalité objective... rhistorien n'a pas à le prouver, attendu qu'une telle démonstration ne se fonde pas uniquement sur les données de l'histoire. Puisqu-il raconte, ne lui demandons pas d'exposer autre chose que les faits dont il parle. La vérité de sa description phénoménale ne peut être incompatible avec la vérité intime et profonde de la foi. »
124 DE LA CONDAMNATION A l'eNCYCLIQUE
cultivés; le Nouveau Testament n'est pas un traité d'économie sociale, et l'Apocalypse n'a pas été écrite pour améliorer les conditions du prolétariat. Il n'en est pas moins vrai que, pour être maintenant un chrétien selon l'Evangile, il faut avoir souci de toutes ces choses dont l'Evangile ne parle pas; car elles contribuent à l'avènement du règne de justice et de bonheur qui est désigné dans l'Evangile sous le nom de royaume des cieux^ ». « L'enseignement de Jésus n'est pas à considérer comme une révélation pure de toute erreur, exprimant en paroles du temps tous les secrets de l'éternité. Mais l'esprit de l'Evangile est la plus haute manifestation de la conscience humaine cherchant le bonheur dans la justice. Ace titre, l'Evangile est une révélation qui ne passera pas 2. »
Avec la messianité, le critique rejette la divinité proprement dite de Jésus. Mais, d'autre part, il déclare que Dieu était dans le Christ d'une façon unique. En Jésus, assure-t-il, s'est trouvée la conscience la plus parfaite du rapport de l'univers avec Dieu; en lui s'est personnifié l'idéal même de l'humanité, incarnant la conscience du monde, qui