Lettre du 23 juin 1907, à Mgr Bougouïn. Op. cit., p
lement « dans notre pays », mais « dans l'humanité ^ »
Inutile de demander si la conscience de M. Loisy est en paix. Rien n'égale son assurance. « 11 est fort heureux pour nous, dit-il à M. von llùgel, que Dieu voit nos cœurs ^. » « Je suis de plus en plus convaincu », lui répète -t-il, « que je fais bien de ne pas mettre sur ma conscience et sur mon avenir en ce monde et en l'autre le poids d'un acte équivoque et non sincère. Dieu nous jugera^. » « Je puis regarder mon passé sans rougir, et descendre sans crainte dans ma conscience^, » déclare-t-il encore à M. Roussel.
A un autre correspondant, il écrit, sur un ton un peu moins grave: « Soyez persuadé... que le salut de mon âme m'est encore plus cher qu'à vous. J'oserai dire que je ne l'ai jamais perdu de vue, et que je serais aujourd'hui le meilleur des catholiques, à votre sens,... si j'y avais moins pensé. » « Je suis donc bien tranquille sur le sort qui pourra m'échoir dans la vallée de Josaphat. Il ne semble pas, d'ailleurs, que nous soyons tout près de nous y rencontrer, et je doute fort, entre nous, que nous nous y rencontrions jamais. Toutefois, si le juge-
1. Lettre citée, du 28juin 1907. Op. cit., p. -ISS. Ci-dessus, p. 115. — Dans Autour d'un petit livre, p. 146, on lisait : « Que tous les apologistes de la religion et les démocrates chrétiens me pardonnent! Je crois, dans mon humble métier d'exégète, en rendant inlelligible, selon mon pouvoir, un livre tel que la Bible, tra- Taillcr comme eux au progrès de l'humanité par le christianisme. ))
2. Lettre du 31 janvier 190i, à M. von Hiigel. Op. cit., p. 30.
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