Ibid., p
Mais la forme acerbe, le ton hautain, pour ne pas dire insolent, donnés aux soi-disant rectifications montrent assez qu'elles sont inspirées par un tout autre motif. « On pourra constater sur le fait, déclare notre écrivain, les procédés suivis par le plus haut tribunal théologique qui soit dans l'Église, et l'on verra combien cette méthode diffère de celle qu'une sincère et judicieuse critique emploie maintenant dans l'interprétation d'un texte donnée »
Parlant des « libertés » prises par les rédacteurs de l'Encyclique : certaines de ces libertés, dit-il, « sont tout à fait inconscientes, et résultent des transformations, parfois singulières », que subissent des « conclusions, fondées sur l'expérience psychologique ou historique, en passant dans le cerveau de théologiens scolastiques, peu préparés à entendre ce qui n'est pas notion abstraite et argumentation purement logique. D'autres sont à moitié voulues^. »
A propos de la distinction établie entre le critique et l'historien et du rôle réciproque qui leur est attribué : « Les théologiens de Sa Sainteté déclare-t-il encore, auront pensé sans doute que le nom et la dignité, l'âge, le caractère du Pontife qui les couvre de sa responsabilité empêcheraient qu'on ne s'égayât de leur œuvre 3. » De fait, l'auteur ne se fait pas faute de « s'égayer », aux dépens des théologiens et du Saint-Père, avec force traits d'esprit. -
Quelles sont les causes du modernisme ?« A cette