‹ Les théories de M. LoisyChapitre 98 sur 235 · Autour d'un petit livre, p · texte numérisé non relu

Autour d'un petit livre, p

EXAGÉRATIONS ET MEPRISES 149

thèse absolue pour me l'attribuer. Il me suffît d'observer que rien, dans la suite du texte cité, n'autorise à penser que j'accepte l'objection comme fondée; et que ma conclusion y est toute contraire^. »

Mais, à qui M. Loisy fera-t-il croire cela? Sûrement pas à qui se rappelle ce qu'il a écrit de la divinité du Christ, de sa science, de ses intentions vis-à-vis de l'Eglise et des sacrements, de sa conception surnaturelle, du caractère rédempteur de sa mort, et de sa résurrection.

Pour preuve de la méprise du Saint-Office, le critique en appelle à sa «conclusion», ainsi conçue: « Le Christ historique, dans l'humilité de son service, est assez grand pour justifier la christologie, et la christologie n'a pas besoin d'avoir été enseignée expressément par Jésus pour être vraie^. » Il se réfère également à ce qu'il avait déjà écrit dans la deuxième édition de L'Evangile et V Eglise^, à savoir que « l'idéalisation inévitable et légitime du Christ, se produisant spontanément dans la conscience chrétienne », n'était « en elle-même qu'une expansion de la foi et un moyen encore insuffisant de placer Jésus à la hauteur qui lui convient ».

Mais nous avons vu"* que ces déclarations, et d'autres semblables, très expressives en elles-mêmes, ne s'accordent- nullement avec ce qu'il y a de plus formel et de plus essentiel dans la théorie de

2. Autour d'un petit livre, p. 13G. Ci-dessus, p. 73, note 2.

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