‹ Les théories logiques de Condillac (volume 3)Chapitre 47 sur 71 · PORT-ROYAL ET GONUILLAC · texte numérisé non relu

PORT-ROYAL ET GONUILLAC

de méthode, sur l'analyse, sur la synthèse, les définitions de noms et de choses. On reconnaît facilement qu'ils suivent les traces de leurs illustres devanciers. Descartes et Pascal, et qu'ils sont pénétrés de leur esprit. Comme eux et comme plus tard Malebranche, ils prennent leurs modèles d'analyse et de syntlièse, principalement dans les mathématiques. Ils s'appliquent aussi à donner à la méthode cette simplicité que le moyen-âge n'avait jamais soupçonnée. N'oublions pas qu'après avoir exposé avec une rare précision toutes les vieilles règles de syllogisme, règles générales et règles particulières aux figures et aux modes, ils ont réduit toute cette législation si compliquée à ce seul principe, que l'une des deux propositions doit contenir la conclusion^ et l^ autre faire i^oir qu'elle la contient (1).

Nous aimerions à insister uniquement sur les qualités de la logique de Port-Royal. Mais cette étude ayant pour but d'en déterminer la valeur relative, nous ne pouvons passer sous silence les défauts qui nous frappent dans cet ouvrage.

On a reproché avec raison aux logiciens de Port-Royal de n'avoir rien dit de la méthode expérimentale, et cela, à une époque où le Novum organum avait déjà un demisiècle d'existence. Cette lacune en amène une autre. Arnauld et Nicole, qui aiment à combattre les habitudes scolastiques, sont fort incomplets sur la question de l'usage et de l'abus du syllogisme. C'est que, pour signaler le principal défaut de la méthode syllogis tique, il fallait se placer au point de vue de Bacon. Chose singulière I Ces philosophes qui veulent que la philosophie ne reste pas dans les^ hauteurs de la spéculation pure, n'ont pas, comme Bacon et Descartes, le pressentiment de l'avenir réservé aux scieïi-

(1) Logique de Port-Royal^ 3« part., cb. XXI.

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