‹ Les théories logiques de CondillacChapitre 35 sur 74 · LA LOGIQUE DANS SES PAPPORTS AVEC LA GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

LA LOGIQUE DANS SES PAPPORTS AVEC LA GRAMMAIRE

gradations, des analogies, des contrastes, enfin tous ces rapports dont parle Buffon, toutes ces beautés intellec- ! tuelles qui font le principal mérite des ouvrages bien

écrits. Ajoutons à ces qualités de l'exposition l'intérêt que la pensée philosophique répand sur des détails grammaticaux , et on aura une idée de l'attrait que peut offrir la lecture de cet ouvrage. Pour ne citer qu'un exemple, qu'on lise le chapitre premier sur le langage d'action. Comme cette description est bien faite 1 Comme elle est à la fois élégante et simple ! On sait combien la réunion de ces deux qualités est rare. Quand on ne veut pas s'écarter de la sim- . plicité du langage philosophique, on est souvent négligé dans les détails, on entasse pêle-mêle les observations particulières et les exemples; ou bien, si l'on clierche l'élégance, on sort du ton qui convient au sujet. Coudillac évite également ces deux défauts; il est simple ai^ec art. Mais, après avoir reconnu, dans la Grammaire Aq Condillac, ce grand mérite de la forme, nous devons nous efforcer d'aller au fond des choses. La pbiioso- Condillac a une tendance constante à ramener toute la ticalc^ramenée philosophic grammaticale à des reclierches sur l'origine dérations^sur du langage. Toutc la première partie de la Grammaire^ ia°ngage* " oîi sc trouvent surtout les considérations philosophiques, roule exclusivement sur les commencements des langues et sur leurs progrès ; et, dans la seconde, où il est question de la législation du langage, il y a peu d'aperçus généraux. C'est bien là le point de vue de l'empirisme, qui efface la question de droit devant celle de fait. Et cependant, en matière de grammaire raisonnée, ce qui importe surtout, c'est de déterminer les lois générales (lu langage d'après celles de la pensée. Si les grammaires particulières sont, à beaucoup d'égards^ des sciences de

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