‹ Les théories logiques de CondillacChapitre 37 sur 74 · LA LOGIQUE DANS SES RAPPORTS AVEC LA GP.AMMAIRE · texte numérisé non relu

LA LOGIQUE DANS SES RAPPORTS AVEC LA GP.AMMAIRE

loccasion d'apprécier. Mais quels en sont les résultats quand on lapplique aux langues? D après les conjectures de Condillac, les accents ont dû être les premiers lioms (1); les hommes n'ont pu manquer de nommer de bonne heure les organes de leurs seiis ; comme le langage d action luimême a fait remarquer successive aie n ; les objets, il a été possible de leur donner des iii:ns (2); on a désigné d abord par des gestes, ensuite par des mots, les personnes, les qualités physiques, les rapports de lieux, de temps (3), etc., ei,c. Ces conjectures, on le voit, sont plus ou moins intéressantes, plus ou moins probables. Il en est ([ue Ton peut accepter sans inconvénient; il en est qui paraissent plus contestables, par exemple celle qui attri-bue à une abstraction les noms des opérations de lentendement(4). Quoi qu'il en soit, au milieu de toutes ces recherches, nous n'approchoos pas, ce semble, du but ijue nous poursuivons, qui est de trouver une méthode grammaticale, un moyen de mettre de [ordre dans l'emploi des signes.

Du critérium GoûdiUac a-t-il uu Critérium grammatical? Deux choses gramm j^cmblcut joucr cc rôle dans stm système : la nature et Faoalogie. « L'homme, dit-il, lorsqu.'il crée les arts, ne fait (ju'avaacer daos la route que la nature lui a ouverte (5). » (^'est la nature qui enseigne aux hommes le premier langage qui est le langage d'action, et Je langage articulé ne sera qu'une suite du premier; l'analogie elle-même consistera uniquement à suivre les indications données par la nature.

Si le mot nature désignait dans Condillac ce que nous entendons par la nature de choses, ce serait là un super çu:

(i) Grammaire, p. 78. — (2) Ibid., p. 82. — (3) Ibid., 83 et suiv. — (4) Ibid., p. 87.-(5)ïbid., p. 19.

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