Histoire du Socialisme, t. IT, p
plus optimistes à cet égard, lui apparaissait encore très lointain, et il y avait des besoins urgents qu'il importait de satisfaire, des souffrances pressantes qu'il fallait apaiser. Aussi, il proclame hautement que le but de la Commission doit être «d'étudier les questions relatives au travail, en en préparant la solution dans un projet qui serait soumis à l'Assemblée nationale, et provisoirement de faire droit aux demandes les plus urgentes reconnues justes.'» L’exécution de la première partie de ce programme fut l'œuvre de Vidal et de Pecqueur, ainsi que je viens de le dire. Quant à la seconde, Louis Blanc y consacra toutes ses forces, s'appliquant à faire sanctionner par le Gouvernement provisoire les décisions de la Commission relatives à des réclamations qui lui paraissaient fondées, et usant de toute son influence pour dissuader les ouvriers quand il jugeait leurs demandes abusives.
Dès la première séance, le 1° mars, et avant même la vérification des pouvoirs des délégués, quelques ouvriers montèrent à la tribune pour y exposer leurs vœux et ceux de leurs camarades. Deux mesures surtout étaient réclamées avec in-
sistance, l'abolition du marchandage et la réduc-