‹ Les Théories Sociales de Louis BlancChapitre 150 sur 162 · Conférence de Marseille, 21 septembre · texte numérisé non relu

Conférence de Marseille, 21 septembre

aux frontières, elle ne peut être là où il n’y a pas d’ennemis.

Si une émeute est assez importante pour nécessiter l'intervention de la force, on confiera le soin de la réprimer à l’armée territoriale, composée d'hommes que leur âge met à l’abri des mouvements irréfléchis. Et en cas de succès, ils ne seraient pas tentés d’abuser de leur victoire pour mettre la main sur les libertés publiques”.

Nous ne croyons pas qu'il soit possible de confier la répression des troubles civils à l’armée territoriale. Ce serait assurer d’une façon à peu près certaine le triomphe de l'émeute. Les territoriaux qui auraient perdu l'habitude de la vie militaire seraient incapables de résister aux factieux, animés pour la plupart de la foi révolutionnaire et enflammés par la parole des meneurs. Il faudrait donc recourir malgré tout à l’armée active, etson intervention serait d'autant plus désastreuse qu'elle serait plus tardive. Cependant on conçoit très bien la création d’un corps spécial qui serait chargé uniquement de maintenir l’ordre intérieur. La nécessité s'en fait surtout sentir à l'heure actuelle pour la répression des grèves qui deviennent de

plus en plus fréquentes.

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