Code de la Nature, p
prétendent fixer pour quelques hommes seulement un état permanent de repos que l’on nomme prospérité, fortune, et laisser aux autres le travail et la peine. Ces distinctions ont jeté les uns dans l’oisiveté et la mollesse, et inspiré aux autres de l’aversion et du dégoût pour des devoirs forcés" ». Ce sont là les mêmes arguments que Louis Blanc invoquait pour montrer la nécessité d’une transformation sociale, et pour prouver à ses adversaires que son système était praticable; nous les avons examinés dans les chapitres précédents.
Louis Blanc demande au même auteur la loi qui présidera à la répartition de la richesse. « Tout citoyen, dit Morelly, contribuera pour sa part à l'utilité publique, selon ses forces, son talent et son âge; c’est sur cela que sont réglés ses devoirs, conformément aux lois distributives. » Louis Blanc propose le même principe sous cette formule plus concise : € De chacun suivant ses facultés, à chacun suivant ses besoins. »
Mais, à la différence de ses devanciers, Louis Blanc est un adversaire résolu de la loute-puissance de l’État. Pour les communistes, l'Etat
c’est tout : il se substitue en tout et partout à l’ini-