Numéro du 3 août
2, Organisation du travail, p. 148.
per des statuts ayant «forme et puissance de loi » et qu'ils auront examinés avant de s'y soumettre. Il agit donc comme pour les lois ordinaires, avec cette différence que la loi qui organisera les ateliers sociaux ne sera obligatoire que pour les ouvriers qui formeront volontairement une association en se conformant aux règles prescrites par cette loi. Sans doute, comme les entrepreneurs d'industrie, il fournit, au moins au début, les capitaux nécessaires, mais c’est là une simple avance remboursable, un prêt dont il touchera l'intérêt. Il n'aura aucune part dans les bénéfices et il devrait en être différemment s’il était entrepreneur pour son compte. Il devra bien, la première année, règler lui-même la hiérarchie, mais les chefs d'atelier et contre-maitres ainsi désignés ne seront pas des fonctionnaires puisque, dans la suite, ils seront nommés à l'élection. Louis Blanc ne veut pas que l'État puisse abuser de l'énorme pouvoir que lui conférerait l'administration de tous les ateliers sociaux. Il importe, dit-il, d'éviter l’écueil contre lequel est venu échouer le saint-simonisme. Saint- Simon avait bien vu que seule, «la main de l'État est assez forte pour détourner la société du chemin des abimes ». Mais il se laissa entrainer trop loin
et dépassa le but'. Aussi ne faut-il pas confondre