E. Chevalier. Op. cit
bee loyer, de se nourrir et de se vêtir avec un franc par jour. Mais c’est un état de choses auquel il n'est guère possible de remédier.
Voilà donc à quoi aboutit ce régime du «laissez faire » tant vanté par les économistes, à donner à l’'ouvrier un salaire insuffisant pour vivre. De là une conséquence terrible, mais fatale, la misère avec son cortège de vices et de crimes. C’est l’ouvrier réduit à loger dans un taudis malsain, situé au-dessous de la rue sur laquelle il prend jour par une porte étroite et basse, qui distribue avec parcimonie l’air et la lumière ; ce sont les enfants vivant dans la saleté et se vautrant dans la boue des ruisseaux Jusqu'à l’âge où ils pourront par leur travail augmenter de quelques liards le gain de la famille. Et Louis Blanc, qui en toute occasion cherche à s'appuyer sur les faits, nous donne le détail du budget d’une famille ouvrière qui, déduction faite du temps de chômage, gagne annuellement trois cents francs. Remarquons d’abord que le médecin et le pharmacien sont gratuits et que les vêtements sont donnés par des personnes charitables.
Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire les chiffres mêmes :
Loyer pour une famille. .........,... 29 Tr.