‹ Les Théories Sociales de Louis BlancChapitre 34 sur 162 · Mirabeau. Lettres à Sophie · texte numérisé non relu

Mirabeau. Lettres à Sophie

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qu'à ce jour, l'éducation a failli à ce devoir moralisateur, et on a constaté que les crimes étaient proportionnellement plus nombreux dans les régions où l'instruction est le plus répandue que dans les autres. Il faudrait peut-être voir là un effet de la publicité donnée aux crimes par la voie de la presse. Le crime attire le crime, ditun vieil adage, et on à remarqué qu’un crime sensationnel'ne tarde pas à être suivi d’un autre.

Cette amélioration morale des classes pauvres, que les meilleurs systèmes pénitentiaires sont impuissants à réaliser, faudra-t-il l’attendre de l'institution des caisses d'épargne ? Louis Blanc ne partage pas sur ce point les avis optimistes de certains moralistes. Et d’abord le principe même est mauvais. «€ En soi, l'épargne est excellente » : on ne peut le nier, et nul doute qu'avec un régime fondé sur l'association et la solidarité des intérêts elle ne produise de bons résultats. Mais, « combinée avec l’individualisme, l'épargne engendre l’égoïsme ». Elle déssèche le cœur, elle tarit la source des sentiments altruistes ‘. La critique est sévère, mais elle n’est pas dénuée d’un certain fondement. L'épargne suppose par essence une

privation. D’ordinaire, celui qui épargne ne prend

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