Organisation du travail, p
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pas sur son superflu, mais il se prive d’une partie de son nécessaire. On conçoit fort bien que louvrier prévoyant qui, à force de privations, est parvenu à économiser un petit pécule, regarde avec dédain et même quelquefois avec mépris son camarade que le chômage réduit à la mendicité. C’est un sentiment qui, s’ilne peut être approuvé, est tout au moins excusable.
De l'institution elle-même, on peut dire avec Louis Blanc qu’elle à manqué en partie son but. « Recéleuse aveugle et autorisée d’une foule de prolits illégitimes, elle accueille, après les avoir à son insu encouragés, tous ceux quise présentent, depuis le domestique qui a volé son maître jusqu'à la courtisane qui a vendu sa beauté’. » Ainsi, ditil, les caisses d'épargne fondées pour favoriser l’ouvrier ne servent qu'à encourager le vice ou le crime. Leur fonctionnement a fait ressortir un défaut non moins grave. Elles servent plutôt de banque de dépôt aux petits capitalistes, commerçants ou industriels, que de tire-lire à l’ouvrier. D’après M. Adolphe Coste, sur cent livrets on en compte seulement 14,65 °/, inférieurs à 500 fr. et 17,73 °/, de 500 à 1,000 fr. Ainsi, l'épargne proprement dite
figure seulement pour un septième, tout au plus