‹ Les Théories Sociales de Louis BlancChapitre 36 sur 162 · Organisation du travail, p · texte numérisé non relu

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pour un tiers, dans le chiffre énorme des dépôts. Les déposants y trouvent avantage, car ils peuvent disposer de leur argent aussi facilement que s’il était déposé dans une banque, et ils en retirent un intérêt de 2 fr. 50 à 3 fr.°}, que cette banque ne leur paierait pas”. Mais comment veut-on que l’ouvrier qui gagne à peine de quoi vivre puisse faire des économies ? Pourquoi se privtraitil pour épargner, car s’il arrive à posséder un petit capital, ce sera une nouvelle proie pour la concurrence *.

Certains moralistes, dit Louis Blanc, ont espéré que les caisses d'épargne réussiraient à dominer le penchant des classes pauvres pour l'ivresse et concourraient ainsi à combattre le fléau de lalcoolisme. Le remède n’est pas là, dit-il. Le pauvre boit d’abord pour oublier sa misère et il finit par en prendre l’habitude”. On peut remarquer en effet que, pour beaucoup d'ouvriers, il n’y a pas de réjouissance complète si elle ne se termine par l'ivresse, qui est le complément indispensable de toutes les fêtes. Le cabaret est la véritable caisse

d'épargne de l’ouvrier.La suppression de la misère,

1. Ad. Cosre : La submersion de l'Etat par les fonds d’épargne (Globe du 13 décembre 1890). - Cité par B. MaLow. Socialisme intégral, t. Il, p. 55 et 56.

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