Histoire de dix ans, tome III, chap. mi
autant de valeur comme gage que les choses matérielles possédées par le riche. Les bénéfices réalisés par l’État serviront à l'amortissement de la dette publique".
D'ailleurs, quand les ateliers sociaux seront en plein fonctionnement, le crédit sera inutile. À ce moment, la fraternité et la solidarité règneront dans la société. L’ouvrier n’aura plus besoin de recourir au crédit, puisqu'une part des bénéfices sera consacrée à l'extension de l'association et servira ainsi à procurer des instruments de travail à ceux qui n’en ont pas”.
Dans une société bien organisée, le prêt à intérêt ne doit pas exister. On ne laissera pas subsister € le privilège exorbitant accordé à certains membres de la société de voir leur fortune se reproduire et s’accroître par le travail d'autrui ». L'usage des instruments de travail doit être commun à tous : il n’est pas juste que pour s’en servir l’ouvrier soit assujetti à payer une redevance. L’usure a été eondamnée par l'Evangile et flétrie par les pères de l'Église ; il appartient au socialisme de la faire disparaitre et de détruire le dernier
des despotismes, celui de l'argent”.
1. Histoire de la Révolution, tome III, p. 240. 2. Organisation du travail, p. 114.