Réflexions sur divers sujets
^. Sous l'œil des Barbares, p. 258.
Harten'bero. lo
tuels. Son but, c'est une connaissance parfaite de son org-anisation physique et mentale, de ses aptitudes, de ses moyens, de ses avantages et de ses faiblesses, l'acquisition d'une volonté directrice, d'une maîtrise absolue de soi, dont l'usage lui permettrait de se conduire, en toutes^ circonstances, comme un « homme libre ».
« C'est de manquer d'énergie et de ne savoir où s'intéresser, que souffre le jeune homme moderne, si prodigieusement renseigné sur les façons de sentir. Eh bien! qu'il apprenne à se connaître, il distinguera où sont ses curiosités sincères, la direction de son instinct, sa vérité. Au sortir de cette étude obstinée de son Moi, à laquelle il ne retournera pas plus qu'on ne retourne à sa vingtième année, je lui vois une admirable force de sentir, plus d'énergie, de la jeunesse enfin, et moins de puissance de souffrir. Incomparables bénéfices *! »
Et quand le jeune ambitieux a fini par triompher de ses angoisses juvéniles, a su « bâtir au milieu de son siècle », voici quelle est son opinion rétrospective r «... Vraiment, quand j'étais très jeune, sous l'œil des Barbares, et encore à Jersey, je me méfiais avec excès du monde extérieur. Il est repoussant, mais presque inoffensif. Comme on saisit l'onagre par le nez, il faut maîtriser les hommes en les empoignant par leur vanité. Avec un peu d'alcool, des viandes saignantes à ses repas, de l'argent dans ses poches, on peut supporter tous les contacts ^ »