Psychologie des sentiments, p
pariétal. « Il est plus que vraisemblable que ce sont eu particulier ces centres corticaux qui entrent en activité dans certains étals psychiques et que cette activité fonctionnelle se manifeste par la rougeur du visage et d'autresparties du corps, telles que le cou, la poitrine, etc. *. » Quel que soit le mode de la dilatation vasculaire, cette dilatation existe, comme signe objectif de la honte. Quant à la représentation subjective de la honte, elle comprend : d'abord la conscience de la chaleur et de la congestion du visage; puis un certain sentiment de confusion, de malaise assez difficile à définir, et une tendance à se cacher, à se soustraire aux regards des personnes présentes.
Pour M. Ribot, d'autres éléments, dérivés de « selffeeling », de l'amour-propre, entreraient aussi dans la constitution de l'émotion du timide. On pourrait peutêtre en trouver d'autres encore. A la vérité, l'invesligalion la plus minutieuse finit par s'égarer dans les subtilités de ces manifestations affectives. Dans ces émotions complexes, a l'analyse trouve et isole leurs éléments, sans pouvoir se vanter de les avoir découverts tous » *.
Pour la clarté de celte étude nous nous en tiendrons ici à considérer l'accès de timidité comme une combinaison de peur et de honte. Ces deux émotions suffisent pour nous en faire comprendre toutes les manifestations importantes.
1. Cité par Soury, Système nerveux central, t. H; Paris, Carré, 1899.