PFEIFER
Ah! oui, ça d'vient sérieux, ça devient salement surieux.
DREISSIGER
Tais-toi donc, imbécile. A-t-on verrouillé les portes?'
KlTTELnAUS
Faites-moî le plaisir..., je vous en prie, failcf^moi le plaisir.... J'ai pris une résolution... fail es-moi le plaisir... (à Jean) Qu'est-ce qu'ils désirent au juste, ces gens?
lEAN, embarrassé,
Y voudraient une augmentation d'salaire, les imbéciles.
KlTTELnAUS
Bien, hîen, je vais sortir, et faire mon devoir, leur parler sérieusement.
JEAN
; )h non, m'sieu l'pasteur, faites pas ça ; tout c'qu'on peut dire maintenant...
KITTELHAUS
Cher monsieur Dreissiger, plus qu'un mot : je vous f^n prie, mettez des gens derrière la porte, et qu'on referme sur moi tout de suite.
MADAME DREÎSSIGER
Eh bien voilà, c'est c*que j'pensais... Et de c'qu'on Dossède un peu plus qu'd'aut' gens... Seigneur Jésus, on la pourtant pas volé !... C'a été gagné sou par sou, honnêtement. Alors c'est pas possib' qu'on s'mette comme ça contre nous ! C'est-y de la faute à mon homme, si les affaires vont pas ? (Le bruit augmente toujours au dehors. Pendant que les deux femmes, toutes pâles, se regardent tout effrayées y Dreissiger rentre précipitamment).
DREISSIGBB
Rosa, prends un manteau, et cours à la voiture, je te suis (1/ coitri au coffre-forty louvre,et y prend les objets de valeur).
JEAN rentre.
Tout est prêt. Mais faut s' dépêcher, avant qu'la porte ed' derrière soit occupée.
MADAME DREISSIGER, Serrant Jean contre elle dans
son affolement.
Jean, mon cher Jean, faut nous sauver d'ià, mon cher Jean, sauve mes petits, mon Dieu, mon Dieu!
DREISSIGER
Ah! sois donc raisonnable, et lâche donc Jean.
JEAN
Madame, vous pouvez et' tranquille. Les chev^tir sont en bon état, y aura pas moyen d'ies arrêter. Et les ceusses qui voudront quand môme essayer, on leur z'y passera suTcorps (Il sort).
MADAME KiTTELHAUS, dans unc angoissc sans nom-
Mais mon mari?... mon mari?... Monsieur Dreissiger... mon mari?
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