‹ Les tisserands: drameChapitre 25 sur 37 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

qu'commencer. D'ici, faut monter à Bielau, chez Dietrich, c'iui qu'a des métiers mécaniques. Toute la misère vient d'ces machines-là.

LE VIEUX ANSORGE, Venant de Vantichambre. Après

avoir fait quelques pas, il s'arrête, regarde autour

de lui comme s'il ne pouvait en croire ses yeux,

branle la tête, se frappe le front, et dit :

C'est-y bien moi? Ttisserand Antoine Ansorge? J'suis-

t-y devenu fou? C'est vrai, tout m'tourne. Qui qu'on

fait ici? Ah! y a d'quoi rire, mon vieux Ansorge! Oui,

oui, on s'foutait d'nous; mais faut qu'on file doux,

maintenant. Bas les pattes, bas les mains; et qui qu'y

m'prend ma p'tite maison, j'y prends la sienne. V'ià

comme c'est. Allons-y (Il court vers la porte du

salon en criant. Tous le suivent en poussant aussi

des cris de joie).

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