Pollock, p
9. Pollock, p. 420-424 ; + 433-441 ; — p. 4or ; + 438. « La néghigence est le contraire de la diligence, et personne ne décrit la diligence comme un état d'esprit. Les juges ni les jurés n’ont à se demander ce que tel individu pensait ou prévoyait ; ils ont à voir si sa conduite a été conforme à celle que nous exigeons d’un homme prudent dans les mêmes circonstances ».
10. Pollock, p. 422 ; + A39. « Il is both easier and more convincing lo prove this than to show in a general way what a prudent man in the defendant’s place ought to have known ».
11. Juge Holmes, dans Commonwealth v. Pierce, 1884, 138 Mass. 165 (the law deliberately leaves his personal equation or idiosyncrasies oul of account ».
aussi variables que la longueur de son pied , — mieux vaut s'attacher à la règle d'après laquelle chacun doit se conduire comme l'aurait fait un homme d'une prudence ordinaire, placé dans les mêmes circonstances » .
Il est évident, d’ailleurs, qu'un homme raisonnable proporüonnera les précautions qu'il prend au danger apparent que son activité fait courir à autrui 5. En l'absence d'indications contraires, chacun peut estimer, pour apprécier le danger apparent, que son prochain a l'usage de ses facultés physiques et intellectuelles dans la mesure ordinaire. Un sourd peut être renversé par une voiture parce qu'il n'a pas entendu l'avertissement du cocher, sans que celui-ci soit responsable. Cependant, le sourd n'est pas en faute, ne commet pas d'imprudence en se promenant seul, et la loi ne lui reproche pas sa surdité. Mais on doit déterminer le degré de prudence que l'on peut exiger d'un homme raisonnable d’après les facultés normales de ses semblables, et ne faire entrer en ligne de compte une infirmité anormale de la victime que si elle est apparente.
Inversement, il est clair que nous sommes tenus d'être plus prudents quand nous nous apercevons qu'un de nos actes peut nuire à une personne douée de facultés au-dessous de la moyenne . Le cocher qui voit un infirme ou un Jeune enfant traverser la route devant sa voiture doit diriger son cheval et modérer son allure en conséquence. Il y a R
13. Q Which would be as variable as the length of the foot of each individual ».
14. « Standing in that man’s shoes ». Pollock, p. 429 ; + 439.
15. Pollock, p. 418 ; + 435, et p. 430-441 ; + 456-458. Nous verrons d’ailleurs que c'est la grandeur du danger couru par autrui qui détermine la loi à établir des règles très strictes de responsabilité, lorsque nous étudierons les « duties of insuring safety ».
16. Pollock, p. 44r ; + 458. « it seems clear that greater care is required of us when it does appear that we are dealing with persons of less than ordinary faculty ».
une question de bon sens, et c'est, d’ailleurs, au bon sens qu'on doit surtout faire appel en cette matière pour déterminer, étant donné les circonstances de la cause, quelle aurait été la conduite d’un homme raisonnable.
Enfin, si nous voulons encore préciser la notion du degré de prudence exigé par la loi dans telle ou telle espèce, nous pouvons ajouter que, lorsqu'un individu entreprend une tâche qui exige une habileté supérieure à celle du premier venu, il doit posséder cette habileté spéciale 17, Une telle exigence rentre d’ailleurs dans la notion générale de la prudence requise : un individu raisonnable connaît, en effet, les limites de sa compétence, et se gardera d'assumer une tâche au-dessus de ses forces, sauf en cas de nécessité absolue, lorsqu'il s’agit de prévenir un péril considérable et imminent À,
Nous avons maintenant une idée de la prudence exigée par la loi, et, par suite, de l'imprudence fautive, de la négligence, puisqu'on qualifie ainsi tout manquement à la règle légale. Il nous reste à savoir si la victime d'un acte dommageable doit prouver que l'agent à été imprudent, ou si cest à l'agent d'établir qu'il a été prudent, — et à rechercher si la responsabilité de l'agent subsiste, lorsque la victime et lui ont tous deux commis une imprudence.
17. Pollock, p. 424 ; + hr. — Encyclopedia, vol. 9, p. 583. 18. Pollock, p. 28; +29. Ainsi, lorsque survient un accident grave qui
nécessite des soins immédiats, et qu'il n'y a pas de médecin sur les heux, le premier venu peut s’eflorcer de soigner la victime, sans avoir à craindre d’encourir la même responsabilité qu'un praticien, pourvu qu'il fasse de son mieux.
ET
PARAGRAPHE I