Vear Book, à Henri 4, 18, pl
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cendie des biens du voisin constituait une présomption de régligence contre celui qui avait allumé le feu sur son propre terrain, et si cette présomption souffrait la preuve contraire Ÿ. Actuellement, pour qu'un individu qui a allumé du feu dans sa maison soit responsable de l'incendie qui a gagné la maison de son voisin, il faut prouver sa négligence *. Mais le fait d'allumer et d'entretenir du feu dans un but qui n'est pas conforme à l'usage habituel et normal d'un immeuble peut donner lieu à une responsabilité très stricte ?!. — On admet, d’ailleurs, la règle de responsabilité absolue en matière d'incendie allumé par des étincelles provenant d'une locomotive circulant sur une voie ferrée sans autorisation, du Parlement??. Mais, lorsqu'une Compagnie de chemin de fer est autorisée par acte du Parlement à employer des locomotives, elle est seulement tenue de prendre toutes les précautions raisonnables pour prévenir l'envol d’étincelles # ; si, malgré ces précautions, un incendie allumé par les étincelles ravage une propriété voisine : de la ligne, la Compagnie n’est pas responsable. Cependant, il a été jugé, en 1846, dans Piggot v. East Central railway Co, que le simple envol des étincelles constitue une présomption de négligence ; il est vrai que le jugement rendu en 1870 dans Smith v. London and South. Western railway Co, n’admet pas la présomption de la négligence de la
Compagnie dans une hypothèse semblable ?*.
19. La formule de l’action contenait ce passage ( Jgnem suum tam negligenter custodivit ». Il nous semble donc que le, demandeur devait prouver la négligence ; telle paraît être l'opinion de Blackstone, vol. 1, p. 437.