Pollock, p. 483, 484 ; + 500, 5or
24. Actuellement les distinctions indiquées par Sir F. Pollock ont perdu de leur importance. Depuis le Raïlway Fires Act 1905, 5 Edward
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3° Le principe de responsabilité stricte s'applique encore aux armes à feu chargées, qui sont des objets éminemment dangereux 2, el les personnes qui s'en servent doivent réparer les suites fâcheuses d'une décharge inopinée, même si elles ont pris des précautions qui peuvent paraître suffisantes. Dans le cas Dixon v. Bell $, le défendeur avait envoyé sa domestique chercher son fusil à pierre ?7, qui était chargé, avec un mot adressé au propriétaire de la maison où se trouvait l'arme, le priant d'enlever d’abord l’amorce. Le destinataire du billet ôta la poudre du bassinet et remit le fusil à la domestique © celle-ci revint en flânant, et, pour s'amuser, mit en Joue un enfant et pressa la détente, croyant que le fusil ne partirait pas. Malheureusement, le coup partit, car il était resté quelques grains de poudre dans le bassinet, et l’étincelle du silex les enflamma, ce qui mit le feu à la charge ; l'enfant fut grièvement blessé. Le propriétaire de l’arme fut rendu responsable, quoiqu'il eût pris des précautions raisonnables 8, en disant d’ôter l’amorce, car,
7, c. 11, les CS de chemins de fer sont toujours responsables des incendies allumés par les étincelles des locomotives sur les terres cullivées et qui consument les récoltes (agricultural lands and agricultural crops). L’acte ne s’étend pas aux bâtiments, ni aux landes (moors). Comparer au Railway Fires Act la jurisprudence française ; un arrêt de Toulouse 1902, S. 190b, 2, 10b, décide que les Ci# de chemins de fer sont toujours responsables des incendies allumés par les étincelles échappées des locomotives.