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d'après la Cour, c’est à celui qui charge un fusil de le rendre complètement inofiensif en le déchargeant. Cela revient à dire, au point de vue du droit, que la seule précaution efficace consiste à ôter à l'arme son caractère dangereux. On décide de même que les personnes qui confient des explosils ou des objets dangereux à une entreprise de transport doivent indiquer la nature de l'envoi ; s'ils ne veulent répondre des suites de l'accident qui peut en résulter ??.
h° Les poisons sont aussi dangereux que les armes à feu et les explosifs %. Dans le cas Thomas et Uxor v. Winchester 1, jugé à New-York, en 1852, un droguiste en gros de New-York avait vendu, par suite d’une erreur d’étiquette imputable à son employé, de l'extrait de belladone pour de l'extrait de pissenhit à un droguiste en détail qui le revendit à un médecin de campagne, lequel l’administra, toujours sous le nom d'extrait de pissenlit, à un de ses clients, que la belladone rendit sérieusement malade. La Cour d’appel de New-York condamna le droguiste en gros au profit du consommateur, en déclarant que sa maladie était la con: séquence naturelle de l'erreur d’étiquette *. En Angleterre, certains juristes trouvèrent la décision rigoureuse ; en réalité, elle est tout aussi justifiée que le jugement rendu dans le cas Diron v. Bell. Il est aussi, et même plus dangereux, de lancer un poison dans la circulation sous une fausse éti-
chercher un fusil chargé, même désamorcé, constituait une imprudence à la charge du maître. Sur la responsabilité du maître pour le fait de son serviteur, voir Pollock, p. 72-105 ; + 74-108.
39. Farrant v. Barnes, 1862, 31 L. J. G..P. 13%. Pollock, 485, 186 ; + 5ol.