Pollock, p
He
sance » ®, Tantôt, l’on admet l'existence d'une présompion de faute, plus ou moins difficile à détruire pour le défendeur ; tantôt, enfin, l’on admet, lout au moins en apparence, une responsabilité absolue.
Ecartons d’abord les espèces où la responsabilité, même rigoureuse en apparence, peut s'expliquer par la théorie de la négligence du défendeur, ou de ses préposés * Ce sont celles qui ont trait aux accidents causés par les armes à feu et les poisons. Ces objets sont dangereux au premier chef el nous avons vu, en étudiant la négligence, que la prudence doit croître avec le danger apparent 5. Or, dans Dixon v. Bell, 1816%, le défendeur avait envoyé sa servante chercher un fusil chargé, mais qu'il croyait désamorcé, parce qu'il avait fait dire au propriétaire de la maison où se trouvait ce fusil d'ôter la poudre du bassinet °? ; la servante, pensant que l'arme était inoffensive, mit en Joue un enfant, pressa la détente, et l'enfant fut grièvement blessé par la décharge. Le maître avait commis une imprudence en envoyant une jeune fille chercher un fusil chargé ; la servante avait commis une imprudence en mettant l'enfant en joue, même si elle croyait que le fusil ne parürait pas Ÿ. Bref, 1l y avait deux imprudences caractérisées pour justlier la condamnation du défendeur, et il