La Faute en droit privé, p
37. P. ro. Voir aussi p. 12. ( Au terme du droit le plus ancien, celuià qui, même sans sa faute, avait causé la mort d'autrui encourait la vengeance du sang. Cet état de chose resta en vigueur jusqu'à ce qu'une prétendue loi de Na permit de racheter la aie. du sang au moyen d’un bélier à fournir aux parents de la victime ».
Comparer Cicéron, pro Tullio, paragraphe 51. — « Quis est cui magis ignosci convenial... quam si imprudens occiderit. Nemo, opinor : hæc enim tacita lex est humanitatis ut ab homine consilü, non fortunae poena repelalur. Tamen hujusce rei majores veniam non dederunt, nam lex est in duodecim tabulis : si laelum coet ».
Voir aussi Pollock. p. 133 + 137 « dans les temps primitifs la chose
qui cause le A est elle-même responsable, et rend son maître responsable ».
a consisté à remplacer € le point de vue de la causalité externe du fait par celui de la causalité interne de la culpabilité » 3 et l'on admet à l'heure actuelle que « ce n'est pas le dommage qui oblige aux dommages-intérêts, c'est la faute » ®, ou que, suivant Sir F. Pollock, (un homme raisonnable ne doit pas se fâcher sans raison, ni croire, dans un cas douteux, que son voisin l'a lésé intentionnellement ou par négligence » “°.
Cependant, on peut trouver dans les anciens auteurs anglais de nombreux passages établissant que l'homme doit toujours répondre des conséquences directes de ses actes, ou, en un mot, qu'il agit à ses risques et périls #, suivant la formule de M. Oliver Wendell Holmes, Chief Justice de la Cour suprême du Massachusetts. C'est ainsi qu'en 1783, Erskine écrivait que (€ si un individu se lève pendant son sommeil, et va dans un magasin de porcelaine briser tout ce qui s'y trouve, il ne sera pas poursuivi pénalement, mais devra répondre civilement des dégâts qu'il a commis »* Près de deux siècles avant lui, Bacon avait déjà écrit dans ses ( Maxims of the Law » # : « Lorsqu'un homme est tué