Pollock, Torts, p
14. Pollock, Essavs, p. 118... « the servant generally speaking cannot pay, and the master can : and the feeling that compensalion oughl to be had somewhere jumps at the master’s liability ». « Respondeat superior » is accepted without ado as a precept of natural justice ». —
Es 31/ ER viteurs, l’entreprise, appartiennent au maître, la responsabilité doit lui incomber !$.
Sans doute, une telle explication nous paraît trop rudimentaire, trop peu juridique. Comment la mettre en forme ? Le Chief Justice Shaw du Massachusetts l’a tenté avec succès, et Lord Cranworth l’a suivi dans cette voie. « La règle de responsabilité du maître, nous dit Shaw, a son fondement dans le grand devoir social qui incombe à chaque individu de conduire ses affaires soit par soi-même, soit par ses préposés, de manière à ne pas nuire injustement à autrui ; s'il manque à cette obligation, et s'il en résulte un préjudice pour autrui, il devra en répondre » .
Plus tard, Lord Cranworth a précisé en ces termes, dans une décision anglaise, l'idée exprimée en Amérique par le Chief Justice Shaw. « On peut considérer le maître comme obligé à garantir les tiers contre les résultats préjudiciables de sa négligence, ou de celle de ses subordonnés, dans la conduite de ses affaires » !?.
En somme, pour Pollock, le véritable fondement de la responsabilité du maître est dans l’idée d'entreprise #, et al la compare à celle du propriétaire d’une chose dangereuse. Ce dernier, nous l'avons vu, répond du préjudice causé à autrui par sa chose, sans qu'on ait à prouver contre lui l'existence d'une faute personnelle, lorsque cette chose fait courir au public des risques extraordinaires. De même, le maître répond du préjudice causé à autrui par
p. 119 & The servants and the work being his, the liability must be his also... Such a wiew is too crude.…. ».
15. Comparer Sainctelette, de la Responsabilité et de la Garantie, p. 194. € La responsabilité du fait d'autrui n'est pas une fiction inventée par la loi positive. C'est une exigence de l'ordre social ».
16. Farwell v. Boston & Worcester railway corporation, 1849, 4 Met. 19. — Bigelow, L. CO. 688 — 3 Maco. 316.