‹ Les 'Torts' ou Délits Civils en Droit AnglaisChapitre 216 sur 308 · Priesiley v. Fowler, 1897, 9 M. & W. r, 4g R. R · texte numérisé non relu

Priesiley v. Fowler, 1897, 9 M. & W. r, 4g R. R

première affirmation de cette règle paraît se fonder sur l'idée que l’on ne peut obliger le patron à prendre plus de soin pour la sécurité de son employé que celui-ci n'en prend lui-même, et qu'en somme l'employé est mieux à même que le patron de connaître et de surveiller la conduite de ses compagnons de travail ; s'il survient un accident, l'ouvrier qui en est victime ne doit s'en prendre qu'à lui-même, et ce serait encourager son incurie que de rendre son. patron responsable %.

Sir F. Pollock a mis cet argument en forme dans ses Essays in Jurisprudence and Ethics %. I revient à soutenir que le « servant » a commis une ( contribulory negligence » en ne surveillant pas suffisamment la conduite de ses compagnons de travail (jfellow-workmen) ; s'il avait été diligent, l'accident ne se serait pas produit. Il a été la cause prochaine du malheur qui le frappe, et doit le supporter sans se plamdre.

Cet argument, — tout contestable qu'il soit au fond, puisqu'il aboutit à rejeter sur l’ouvrier un devoir de surveillance qui incombe, en saine justice, au patron, — présentait cependant une apparence de raison, tant que l’ouvrier était à même de surveiller ses compagnons de travail. Mais les tribunaux anglais et américains admurent bientôt en faveur du patron le moyen de défense tiré du « common employment » dans des espèces où 1l était matériel-

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