Pollock, p
3. Nous tenons à faire remarquer ici qu'il est parfois difficile de distünguer en pratique ce que Sir F. Pollock nomme « la substance de la loi », ( la théorie des droits antécédents », de ce qu'il appelle « les remèdes ». En réalité toute question de responsabilité délictuelle fait appel à ces deux catégories juridiques : ainsi, il est bien évident que la distincüon des conséquences directes et des conséquences indirectes d’un acte est aussi précieuse pour résoudre la question des dommages-intérêts que pour établir s'il y a délit civil, ct qu’elle se rattache à la fois à la théorie des remèdes, et à celle de la substance de la loi. Mais comme la connaissance humaine est limitée, qu’elle ne peut tout embrasser d’un seul coup, il est nécessaire d'établir une classification ; une division, entre les problèmes qu'on veut aborder : or, toute classification suppose qu'on néglige certains caractères qui paraissent secondaires, pour ne tenir compte que des caractères principaux, et implique le sacrifice de certaines considérations. C’est ce à quoi nous avons dû nous résoudre, en indiquant toutefois que telle ou telle question se rattache à telle autre, traitée dans une autre partie de notre travail.