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En 1859, dans le cas Chasemore v. Richards”, la Chambre des Lords admit qu'il n’y avait pas à tenir compte de l'ancienneté du puits ou du cours d'eau, qui se trouvent laris par suite des travaux exécutés sur son fonds par un propriétaire, — ni du fait que ces travaux ne sont pas exéculés dans le but d'améliorer le fonds. Dans l'espèce, le Conseil local d'hygiène de Croydon avait fait creuser un puits très profond sur une terre qui lui appartenait, dans le but de fournir de l’eau à cette ville. Il en résulta une diminulion du volume des eaux de la rivière Wandle, alimentée pour partie par des sources souterraines captées par le puits. Un meunier, dont le moulin était mû par la force hydraulique de la rivière Wandle, intenta une action en dommages-intérêts contre le Conseil d'hygiène. La Chambre des Lords le débouta de sa demande, en déclarant que son droit était trop peu précis pour avoir un fondement légal, et qu'on ne pouvait le concilier avec les droits des propriétaires des terrains où se trouvaient les sources ; — qu'il convenait, d'ailleurs, d'appliquer les principes dégagés par l'arrêt rendu dans le cas Acton v. Blundell.
Enfin, en 1895, dans Mayor of Bradford v. Pickles ?, la Chambre des Lords déclara que le voisin, lésé par l'usage qu'un propriétaire lait de son fonds, en restant dans les limites de son droit, ne saurait rendre sa demande plus digne de considération en établissant que le défendeur a exécuté des travaux sans aucun but économique, uniquement dans l'intention de nuire à son voisin ; — qu'en un mot, il n'y avait pas à tenir compte du motil qui détermine un propriétaire à faire de son fonds un usage préjudiciable pour
autrui 10.