‹ Les 'Torts' ou Délits Civils en Droit AnglaisChapitre 99 sur 308 · Pollock, p. 810, note g ; + 317, note c · texte numérisé non relu

Pollock, p. 810, note g ; + 317, note c

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lité réclame l'existence. En effet, la loi ne vit que par l'application qui en est faite sur l'intervention des plaideurs. L'homme est un «( lutteur pour le droit !!8 » dans l'intérêt de la société ; si chaque individu laissait fouler aux pieds sans se plaindre les facultés et les prérogatives que la loi reconnaît-et protège, l'autorité de celle-ci disparaîtrait rapidement. En un mot, si nos droits existent par la loi, 1l est également vrai de dire que c'est par l'exercice concret et répété de nos droits que nous faisons vivre la loi, car une loi sans sanction est une loi morte.

Mais cet exercice ne va pas sans difficultés et sans périls : « le combat est le travail éternel du droit, et s’il est vrai de dire : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front », il ne l'est pas moins d'ajouter : « c'est seulement en combattant que tu obtiendras ton droit 19.5. — Or, la lutte Judiclaire, forme normale du combat pour la défense de nos droits, est toujours pénible, car elle entraîne pour un résulfat aléatoire une dépense souvent sérieuse de temps et d’argent. Par suite, bien des individus préfèrent supporter une somme d'illégalités inférieure ou équivalente à la somme des sacrifices à faire ou des ennuis à subir pour en obtenir la réparation incertaine devant la justice, et l'autorité de la loi s’affaiblit.

Loin donc de décourager les procès, comme on a souvent voulu le faire, 1l importe au contraire d'encourager les plaideurs en leur accordant une sorte d’immunité, surtout à l'heure actuelle où le nombre des recours à la justice diminue. Or, nulle part cette constatation ne s'impose avec autant d’évidence qu'en Angleterre, où le plaideur doit toujours faire de très gros sacrifices de ou et d'argent pour un résultat aléatoire.

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