RUPTURE DES GAZ
Tuyère conique ■ de diamètre ^ = 2,65 "/■
AIR m AIR
Fig. L
Fig, 5.
Fig.5,
Fig. 7.
Fig. 8.
PQ = 3,85 atm. X = 3,65 ■/■ ;»0 = 5 atm. X = 4,4 "/«
A AIR Tuyère conique A d= 3,63 ""/« A air
Fi^. 2.
Fig. 4.
Fig. Ï2.
JETS DE GAZ du Docteur R. EMDEN
Photographiés à hi lueur de Tétincelle d*induction.
celle do la matière qui entraîne, car ce serait mettre plus en l'effet que dans la cause. » Le mcnivement perdu devient agitation, l'énergie propulsive se transforme en énergie vibratoire, c'est encore la théorie du Maître.
Expériences du D" Robert Emden (1)
Mon mémoire à l'Académie des Sciences du 22 décembre 1894 fut publié en novembre 1897, dans les Annales de Chimie et Physique. J'y étudiais les diverses méthode^ propres à confirmer et compléter les résultats fort inattendus de la méthode des sondages du jet de gaz ou de vapeur invisible, et j'écrivais: <i: M. Alluard, doyen honoraire de la Faculté des Sciences de Clermont, m'a conseillé de colorer ce jet au moyen d'ime poussière impalpable, et M. le professeur Zenger, de Prague, m'a conseillé de le photographier à la lueur d'une étincelle d'induction. >
Moins d'un an après la publication de mon ménioire, M. le D' Robert Emden entreprenait à Munich ces expériences photographiques. Il constatait dans l'axe du jet limite des gaz
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Fig, 19
parfaits une série de concamérations équidistantes dont l'intervalle X croît avec la pression, comme je l'avais indiqué.
(1) Uber Die AusstrOmungserscheinungen permanenter Gase. Leipzig Johann Ambrosius Barth, 1899 ; Druck von Melzger et Wittlg in Leipsig. Thèse d*agrégation de la section universelle de l'Ecole royale technique supérieure de Munich, passée le 15 octobre 1898, par le docteur Robert Emden.
Cette longueur (ïonde x est d'après ses mesures Tordonnée d'une parabole dont l'abscisse est la pression, dont le sommet est à 2 atm. environ, enfin dont le paramètre varie avec la forme et les dimensions de chaque orifice.
Le croquis 19 représente les schémas antérieurs de Mach et Salcher et les photographies du docteur Emden. Je remarquerai que chaque perle ou voussoir de ce jet rompu à des pressions de 5 à 6 atm., présente la disposition interne des surfaces de rupture d'un cylindre comprimé entre ses bases : à savoir deux troncs de cône accolés par leur petite base.
M. Robert Emden cite mon œuvre à la première page de son très intéressant mémoire (1) qui fournit une confirmation visible des résultats que j'avais obtenus moi-même par la méthode invisible des sondages (Voir planche 1).
Conolusion
Je terminais ainsi qu'il suit l'un des mémoires auxquels l'Académie des Sciences a daigné accorder, en 1896, le prix de Mécanique (Prix Montyon) :
« Cette orientation atropique (2) observée dans la déformation des corps solides et liquides par des efforts extérieurs, modifie profondément l'élasticité, la vitesse et le débit des jets gazeux. Elle a pour origine la compression ou la dilatation de la veine adiabatique isotrope par les ajutages cohtractés ou idtraconvergents, elle s atténue dans les concamérations axiales et disparaît avec la vitesse. Elle éveille Tidée d'une vibration transversale des gaz, par la même déduction qui a permis aux physiciens de tirer des lois de leur transport isotrope une première image simplifiée de la propagation de leur vibration longitudinale.
> La régularisation du débit, de la vitesse et des autres grandeurs physiques des gaz en mouvement, nous donne la
(1) Iq neuester Zeit hat auch P a r e n t y , Ann. de Chemie et de Physique (7) 12 p. 289, 1897, in Strahlen ausstrômeaden Dampfes periodiflche Dichteânderungen oachfçewiesen.
(2) Annàteâ de Chimie et Physique, 7« série, t. XII, nov. 1897,. p. 373.
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peixîeplion d'une limite imposée à leur expansion et comparable à la limite imposée à la cohésion des solides dans le phénomène de la rupture.
^ Cet arrêt de l'expansion des gaz en mouvement limite également la valeiu* des grandes vitesses que nous nous efforçons de créer dans Tindustrie et dans la balistique. Peut-être intervient-il dans le rassemblement de la matière cosmique des espaces, et donne-t-il à l'atmosphère des planètes, animées d'énormes vitesses, la résistance d'une cuirasse impénétrable nu choc de milliers de corpuscules solides errants dans l'immensité. »