‹ Les tourbillons de Descartes et la science moderneChapitre 7 sur 28 · QUATRIÈME PARTIE De la Terre · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE De la Terre

La religion nous oblige à croire que Dieu a créé la Terre et tout ce qu'elle contient, dans l'étal même où nous les voyons.

El cependant Descartes n'hésite pas à s'arrêter encore à celte favsse hypothèse d'une transformation du tourbillon dont la Terre occupait le centre, parce qu'aucune autre invention ne lui permet de donner des raisons très intelligibles et certaines de toutes les choses qui s'y remarquent.

C'est par suite de l'obscurcissement de son astre central que l'un des quatorze tourbillons contenus dans le premier ciel a été détruit, et est descendu vers le Soleil jusqu'à l'en^ droit où est à présent la Terre.

Et si nous la considérons en l'état où elle devait être peu de temps avant cotte descente vers le Soleil, noua y pourrons remarquer trois régions fort diverses, dont la première et la plus basse semble ne contenir que de la matière du premier élément, l'élément lumineux, qui s'y meut en même façon que celle du Soleil. Cette première région, moins subtile que celle du Soleil parce qu'elle ne peut rejeter aussi librement ses impuretés, s'est recouverte d'une seconde région fort obscure et opaque, fort solide et serrée, dont les pores suffisaient strictement au passage des parties cannelées du premier élément, tout en arrêtant le passage de la lumière, ainsi que cela arrive d'ailleurs pour les taches solaires. Une troisième région, extérieure celle-là et qui contient tous les corps que nous voyons autour de nous, s'est formée d'un amas confus de parcelles du troisième élément, l'élément opaque qui constitue la seconde région; et ces parcelles, fort irrégulièrement jointes, se trouvent entremêlées d'une forte proportion de la matière du second élément, l'élément transparent. A la vérité ces parcelles du troisième élément (opaque) qui constituent la troisième région, sont assez grandes et solides pour résister au choc incessant des petites boules de l'élément transparent; j'ajoute que quand elles n'y résistent pas, elles reprennent tout simplement la forme lumineuse du premier élément qui leur a donné naissance, ou bien elles acquièrent la forme du second élément (transparent). Cette destruction lente des parcelles du troisième élément (opaque) contenues dans la région extérieure par les boules du second élément (transparent),

provient de ce que ces parcelles sont composées de plusieurs autres qui ayant eu la forme du prenaier élément (lumineux), doivent être fort petites et fort flexibles, et que de plus tout en étant plus grandes que les boules du second élément (transparent) elles ne sont ni si solides ni si agitées.

Avant donc la descente de la Terre sur le Soleil, ces parties du troisième élément opaque qui l'entouraient étaient séparées les unes des autres et maintenues par les parties du second élément transparent qui composaient un tourbillon autour de la Terre. En raison de l'irrégularité de leurs figures elles se sont entassées sans ordre, et leurs intervalles étaient suffisants pour donner passage à la matière du premier et du second élément (lumineux et transparent).

Mais souvenons-nous qu'à cette époque où la Terre était un tourbillon, les boules du second élément transparent étaient plus petites aux environs de la Terre qu'un peu plus haut, et comme le tourbillon terrestre est bien inférieur en dimensions au tourbillon solaire, les boules du second élément voisin de la Terre devaient même être plus petites que les boules du second élément qui sont comprises aujourd'hui entre Mercure et la superficie solaire.

Or, à celte époque de formation de la région supérieure du globe terrestre, les parcelles du troisième élément opaque qui la constituent se sont tellement entassées, que les intervalles qui sont demeurés parmi elles ne se sont ajustés qu'à la grandeur de ces petites parties du second élément transparent, ce qui fait que lorsque d'autres plus grosses leur ont succédé, elles n'y ont pas trouvé le passage entièrement libre.

Enfin il faut remarquer que quelques-unes des plus grosses et des plus solides de ces parties du troisième élément opaque, se tenaient au-dessus de quelques autres qui étaient moindres. Encore que chacune fût poussée par le second élément vers le centre de la Terre avec une force proportionnelle à ses dimensions, elles ne pouvaient se dégager de celles qui étaient plus petites, ainsi elles retenaient à peu près le même ordre selon lequel elles avaient été formées, en sorte que

celles qui venaient des taches qui se dissipaient les dernières étaient les plus basses (1).

Quand donc la Terre formée de ces trois diverses régions est tombée vers le Soleil, cela n'a pu causer de changements qu'à la plus haute des régions, à la région extérieure; il s'est en elle formé plusieurs corps sous l'influence d'actions nombreuses dont les quatre principales sont : 1® le mouvement des petites parties de la matière du ciel considérées en général ; 2° la pesanteur; 3° la lumière ; 4° la chaleur.

i^ Le mouvement des petites parties du ciel en général. Leur agitation continuelle suffit non seulement à leur faire faire chaque année un grand tour autour du Soleil et un autre chaque jour autour de la Terre, mais aussi à les mouvoir cependant de plusieurs autres façons. Leur tendance à poursuivre leur cours toujours en ligne droite, produit sur les parties du troisième élément opaque qui compose la plus haute région de la terre, divers effets dont les principaux sont : 1^ de rendre transparents les corps liquides composés de parties du troisième élément opaque si petites et si peu pressées que celles du second peuvent s'y frayer un passage rectiligne. Le mercure dont les parties sont plus grosses et plus pressées ne laisse passer que la chaleur obscure. Quant

(1) La divisibilité, le mouvement de la matière cartésieDoe dérivent logiquement de Bon impénétrable extension^ mais en la divisant réellement et de façon durable en petites sphères de vitesses appropriées à leurs dimensions, Descartes pénètre audacieusement en un champ d'hypothèses. Gardons-nous de lui faire un reproche fondamental de ce mécanisme que Pascal trouvait ridicule, inutile et pénible. La sphère est pour lui, reste pour nous, le symbole d'une matière symétrique dont les dimensions élémentaires et ragitation nous donnent une première vue de Vénergie, une démonstration des phénomènes alors connus de la physique, pression hydrostatique, réfraction, arc-enciel, marées. Les petites boules ont peuplé, depuis, le vide ou les milieux divers imaginés par les autres écoles, et cette fiction géométrique nous a conduit à Tarliâce plus général des points matériels affectés de masses ou de grandeurs quelconques. L'effluve de matière cannelée qui s'oriente et tourbillonne dans les derniers intervalles de la matière sphérique, nous offre encore aujourd'hui la plus séduisante image de ces vibrations invisibles auxquelles l'Ecole cartésienne de Thomson n'hésite pas ô rattacher les manifestations les plus variées de la force.

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aux liquides troubles, le lait, le sang, Tencre, ils ne sont opaques que par la suspension de parties fort grosses, analogues à des grains de sable ou de poussière. Les corps durs sont transparents lorsqu'ils se sont formés de quelques liqueurs transparentes dont les parties se sont arrêtées peu à peu Tune contre l'autre, sans qu'il se soit rien mêlé parmi elles qui ait changé leur ordre. Pour expliquer du reste que la lumière puisse traverser en ligne droite ces corps durs transparents, tels que le verre ou le cristal, on peut considérer plusieurs pommes ou boules enfermées dans un filet, et retournant ce corps en tous les sens, verser dessus des dragées de plomb ou d'autres boules assez petites pour passer entre ces plus grosses ainsi pressées; on les verra couler tout droit en bas au travers de ce corps par la force de leur pesanteur, et même, si on accumule tant de ces dragées sur ce corps dur que tous les passages en soient remplis, la pression se transmettra du haut en bas en ligne droite. 2® Le second effet que produit l'agitation du deuxième élément est de purifier les liqueurs et de les diviser en divers corps. Exemple, la purification du vin nouveau, la formation du vinaigre. 3® Le troisième effet est d'arrondir les gouttes de ces liqueurs.

2^ La pesanteur a quelque analogie avec l'action qui arrondit les gouttes d'eau. La même matière subtile, qui par cela seul qu'elle se meut indifféremment dans tous les sens pousse également toutes les parties d'une goutte d'eau de sa superficie vers son centre, par cela seul qu'elle se meut autour de la Terre, pousse aussi vers elle tous les corps pesants. En réalité, si la Terre était plongée dans le vide, ou plutôt danft un corps incapable d'aider ni empêcher les mouvements des autres corps, et qu'elle continuât à tourner sur son essieu, toutes celles de ses parties qui ne seraient pas fixées à son écorce s'écarteraient de tous côtés vers le ciel, comme la poussière qu'on jette sur une pirouette, il en faut donc conclure que chaque partie de la Terre, considérée toute seule, est plutôt légère que pesante. La matière du ciel possède une agitation plus grande que celle qui la fait tourner autour de

la terre, et cette agitation, qui produit Tarrondissement de ce globe, qui arrête les trajectoires rectilignes de ses parties, lui donne pour s'écarter ensuite du centre autour duquel elle tourne, une force que n'ont aucune des parties de la Terre, et c'est cette légèrelé de la matière du ciel qui rend les corps terrestres pesants. Dans les pores d'un corps pesant se trouve une certaine quantité de matière céleste, dont la force égale celle d'une pareille quantité de celle qui est dans les pores de la portion d'air qui doit monter à la place de ce corps. Il y a de même dans cet air une certaine quantité de la matière du troisième élément opaque qui doit aussi être rabattue avec une égale quantité de celle qui compose le corps. Si bien que toute la pesanteur de ce corps consiste en ce que le reste de la matière subtile qui est en cette portion d'air a plus de force à s'éloigner du centre de la Terre que le reste de la matière terrestre qui compose le corps.

La pesanteur des corps n'est donc pas en proportion constante avec leur matière. A volume égal, une masse d'or est vingt fois plus pesante qu'une masse d'eau, il peut se faire qu'elle ne contienne vingt fois plus de matière, parce que d'abord il faut en soustraire autant de l'or et de l'eau, à cause de l'air dans lequel on les pèse (1), parce qu'ensuite les parties terrestres de l'eau et généralement de toutes les liqueurs, ont quelque mouvement qui, s'accordant avec les mouvements de la matière subtile qui y est contenue, empêche qu'elles ne soient si pesantes que les parties terrestres des corps durs.

Les corps pesants n'agissent pas lorsqu'ils ne sont qu'entre leurs semblables, la partie supérieure d'un vase d'eau n'en déplace pas la partie inférieure, toutes les gouttes d'eau placées sur la même verticale se tiennent en balance et le (ond est pressé sur une surface déterminée par le poids d'un cylindre de hauteur égale à la dislance de la surface. Toutes ces actions de la matière céleste se balancent et s'opposent l'une

(1) C'est le priacipè d'Archimède appliqué à Pair.

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à Faulre, et cette symétrie détermine la direction verticale de la pesanteur.

3^ La lumière est due à la compression de la matière transparente du second élément par les mouvements de la matière lumineuse du Soleil. Bien que ses rayons ne fassent que presser en ligne droite les corps qu'ils rencontrent, ils y produisent divers mouvements, parce que ces corps animés eux-mêmes de mouvements divers ne se présentent pas tou-^ jours à eux de même sorte. Il en résulte une agitation constante des parties soumises à la lumière du Soleil.

4^ La chaleur produite par la lumière demeure par après dans les corps terrestres. Cette qualité, que notre sens de Fattoucbement nous fait connaître, consiste en un mouvement des petites parties de ces corps, et ce mouvement une fois excité en elles y doit demeurer jusqu'à ce qu'il puisse être transféré à d'autres corps, bien plus, il se propage même à travers les corps opaques, et la chaleur solaire peut échauffer de proche en proche les couches terrestres jusqu'aux couches les plus basses du troisième élément opaque qui constitue sa seconde et moyenne région. Cette agitation des petites parties des corps terrestres est ordinairement cause qu'elles occupent plus d'espace que lorsqu'elles sont au repos ou moins agitées ; leurs figures étant irrégulières, elles peuvent être mieux agencées Tune contre Taulre lorsqu'elles retiennent toujours une même situation que lorsque le mou-^ vement la fait changer. De là vient que la chaleur raréfie, dilate presque tous les corps. Elle en condense cependant quelques-uns, parce que leurs parties s'arrangent mieux et s'approchent davantage Tune de l'autre étant agitées que ne l'étant pas. Parmi ces exceptions, il faut citer la glace et la neige qui occupent un espace plus grand que celui de l'eau qui les a formées.

Formation des divbrb coftt>s matériels. -^ Les parties du troisième élément qui ont formé la région extérieure de la terre, se sont accumulées, nous l'avons vu, dans l'ordre de leurs formations, et elles ont emprisonné dans leurs inler»

valles serrés, des parties du second élément qui se sont trouvées successivement en contact avec elles, et ces parties sont un peu plus petites que celles qui composent non seulement les endroits du ciel qu'elles ont dû traverser pendant la descente du tourbillon terrestre vers le Soleil, mais aussi celui où la Terre s'arrête autour du Soleil. Ces petites parties du second élément ont donc une tendance à laisser leurs places à ces plus grosses qui les entourent après la descente, et cellesci entrant avec impétuosité en ces intervalles trop étroits pour les recevoir, poussent les parties terrestres qu'elles rencontrent en leur chemin, les faisant par ce moyen descendre au-dessous des autres. Et ce sont précisément les plus grosses qu'elles font descendre ainsi, parce que leur action se joint à celle de la pesanteur. Par suite, la plus haute région de la Terre s'est trouvée divisée en deux corps très différents dont le plus haut, l'air, est rare, liquide et transparent, dont l'autre est à comparaison de lui fort, solide, dur et opaque. Les parties du troisième élément qui composent ce dernier corps possèdent une infinité de figures fort irrégulières que nous pouvons cependant classer en trois genres principaux : 1^ Celles qui ont des figures fort empêchantes et dont les extrémités s'étendent çà et là comme des branches d'arbre, et les plus grosses de ce genre sont précisément celles qui ont été poussées en bas par la matière du ciel et se sont accrochées les unes aux autres (métaux).

2** Celles qui ont des figures massives et irrégulières, à la vérité, mais dépourvues de ramifications, les plus grosses ont été précipitées avec les premières, les plus petites ont surnagé (minéraux amorphes).

3° Celles qui étant longues et menues comme des bâtons, ne sont ni embarrassantes comme les premières, ni massives comme les secondes. Ces corps se mêlent aux deux précédents mais elles en peuvent aisément être tirées. La compression exercée par la matière du ciel a fait sortir les parties de cette troisième matière, comme le pied du voyageur fait jaillir l'eau d'un marais ; elles se sont couchées de travers

sur la superficie des deux autres matières et n'ont pu rentrer dans leurs pores. Et la matière du ciel continuant à les remuer, les a rendues agitées, glissantes et à peu près d'égales grosseurs pour pouvoir remplir les mêmes places.

Les unes, plus grosses (sels dissous), sont demeurées toutes droites sans se plier, les autres, plus petites, se sont entortillées autour d'elles. Ces plus petites, au contraire, en se pliant maintes fois, se sont assouplies, elles sont devenues aussi flexibles que des anguilles ou des i3etits bouts de cordes, si courts qu'ils ne peuvent se lier les uns aux autres (liquides).

Ces mouvements variés se sont accomplis sous l'influence de la pesanteur et aussi des alternatives de chaleur et de froid des jours et des nuits ainsi que des saisons. Les corps se sont produits par couches, se sont fendillés, ont formé des cavernes et se sont affaissés en se rompant. Les montagnes, les plaines, les mers, se sont ainsi formées.

Am. — L'air est composé de petites parties de toutes figures, mais entièrement séparées les unes des autres. Chacune de ces parties retient tellement "à soi le petit espace sphéiîque dont elle a besoin pour se mouvoir de tous côtés autour de son centre, qu'elle en chasse toutes les autres sitôt qu'elles se présentent pour y entrer, sans qu'il importe pour cet effet de quelle figure elles soient. La chaleur en migmentarU son agitation le dilate, et le froid le condense. Si on le comprime, ses parties se frappant les unes contre les autres en se remuant, s'accordent à faire effort pour occuper plus d'espace. De là le jeu des machines comme les fontaines où Tair ainsi renfermé fait sauter l'eau comme si elle venait d'ime source élevée, comme ces petits canons chargés d'air et chassant les balles ou les flèches tout autant que s'ils étaient chargés de poudre.

Eau. — L'eau de la mer est formée de parties longues et unies dont les unes sont roides et inflexibles, les sels en dissolution ; les autres molles et pliantes, l'eau douce. Il y a telle proportion entre la grosseur des parties de l'eau et celle des

parties de l'air, et aussi entre ces mêmes parties et la force dont elles sont mues par la matière du second élément, que lorsque cette force est un peu moindre qu'à Tordinaire, cela suffit pour faire que les vapeurs qui se trouvent en Tair prennent la forme de Teau et que Teau prenne la forme de la glace; comme au contraire lorsqu'elle est un peu plus grande, elle élève en vapeurs les plus flexibles parties de Teau, et ainsi leur donne la forme de Tair.

Flux et reflux. — Descartes a expliqué dans ses météores la cause dos vents par lesquels la mer est agitée en plusieurs façons irrégulières, mais il y a encore en elle un autre mouvement qui fait qu'elle se hausse et se baisse règlement deux fois le jour en chaque lieu, et que cependant elle coule sans cesse du levant vers le couchant. Voici Texplicalion du flux et reflux de la mer :

La Terre et la Lune sont comprises dans une petit tourbillon qui les entraîne autour du Soleil. La matière du second élément (transparent) qui compose ce tourbillon est animée d'une vitesse bien plus considérable que les deux astres qu'olle entraîne. Or le contre de ce tourbillon ne coïncide pas avec le centre de la Terre, Uest toujours ccyrjfipris entre le centre de la Lune et le centre de la Terre. En effet, la position, le lieu de la Terre en un semblable tourbillon est déterminé par l'égalité des forces dont elle est pressée par lui de tous côtés, et il est bien évident qu'elle doit pour cela s'écarter toujours légèrement du centre du tourbillon dans une direction opposée à celle de la Lune. Le rétrécissement formé sur la ligne qui joint les deux centres par les deux astres d'un côté, et de l'autre côté par le fait de cette excentralion, force la matière céleste du tourbillon à augmenter sa vitesse et à presser davantage les superficies de l'air et de l'eau. Il en résulte que l'air et l'eau qui sont des liquides s'écoulent aisément ailleurs, et qu'ils ont moins de hauteur aux extrémités du diamètre terrestre qui joint les deux centres des astres. Ce phénomène se reproduirait tontes les douze heures, si la Lune restait immobile pendant la durée d'une rotation terrestre, mais

comme la Lune se déplace légèrement, il éprouve un retard de vingl-quatré minutes, et ainsi on voit clairement que la mer doit employer douze heures et vingt-quatre minutes environ à monter et descendre en chaque lieu.

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