TRAITE AVEC PHILIPPE-LE-BON
Les pourparlers avec Philippe brusquement interrompus par la convention de Paris, nous savons que les Tournaisiens s'étaient adressés aux Quatre-Membres, afin d'établir un modus vivendi. Une correspondance active, tant avec Gand qu'avec l'évêque et le gouverneur de Lille, tint les parties en contact (1). Il n'est pas douteux que la déroute des cottes noires et la disgrâce de Moy aient favorisé un rapprochement. Quelques jours après cet événement, le 31 décembre, la ville fut invitée à envoyer des députés à Bruges pour renouer le fil des négociations. Coppet, Quarmont et Bosquet, qui l'avaient représentée antérieurement, se rendirent à cette convocation le 7 janvier, et, dès la première rencontre, l'on s'entendit (2).
Le duc étant absent, il ne s'agissait que d'un traité de commerce. L'on prit le temps, semble-t-il, de le soumettre à son approbation à Paris, où il se trouvait
(1) Lettres de Lannoy et de l'évêque, les 10, 16 novembre et 18 décembre; les 13, 15 et 17 décembre, vinrent à Tournai « aucuns seigneurs du conseil du duc de Bourgogne ». Lettres des échevins de Gand le 31 décembre. (Comptes d'entremise, 1423-1424. Dons aux chevaucheurs. Présents de vin). Ghembaut, envoyé à Bourges le 22 décembre, parla au roi des •» traités encommencés », comme on peut le voir par la réponse de Charles VII (Pièces justificatives, 13).
(2) Comptes d'entremise, 1423-1424. Dons aux chevaucheurs. Voyages. — Ext. II 78. Les conférences de Bruges durèrent du 7 au 16 janvier 1424.
alors, retour de Bourgogne ( 1 ) ; d'autre part deux envoyés tournaisiens s'acheminaient vers Chinon (2). Quoi qu'il en soit, le 10 février, les articles de cette convention provisoire furent publiés à Tournai dans la forme suivante :