VENINS DE POISSONS
des rayons dorsaux très longs. Les yeux sont grands et placés près de la ligne du front. Le museau et Torbite portent des lambeaux cutanés. La première nageoire dorsale compte treize rayons épineux à double cannelure profonde dans laquelle se trouvent des amas de cellules à venin.
La piqûre de ce poisson est très douloureuse, elle est accompagnée d'enflure et de congestion, mais elle n'est pas mortelle.
Pélors; Ampbacantbes. — Les pélors forment un genre voisin des synancées et des scorpènes. Ils habitent les mers tropicales. La peau de Tanimal est molle et spongieuse, hérissée de lambeaux charnus et comme déchiquetés. L'appareil à venin siège aux nageoires dorsales.
Les amphacanthes appartiennent au groupe des acanthoptérygiens, famille des theutiidès. Ils sont tous étrangers à l'Europe . L'appareil à venin est aux nageoires dorsales et anales. Les épines auxquelles la membrane interradiaire forme gaine, sont creusées de deux cannelures au fond desquelles se trouvent les amas de cellules vénénogènes.
Perche, — Ce poisson appartient à la tribu des acanthoptérygiens, famille des percidès. La perche a deux nageoires dorsales dont la première, formée de 1 3 à 1 4 rayons, est épineuse. Ces rayons présentent sur leurs bords postérieurs une cannelure profonde; entre celle-ci et la membrane intraradiaire qui forme gaine, se trouve un cul-de-sac tapissé, au moment du frai, de cellules à sécrétion. L'épine de roi>ercule présente un nidiraent d'appareil à venin.
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sorte d'étui. Les deux aiguillons très aigus, adossés l'un à l'autre et munis de barbelures, forment un dard avec lequel l'insecte attaque ou se défend. Le venin introduit dans la plaie coule par la gouttière de la face interne des aiguillons. Il est formé, d'après Carlet, par la liqueur mélangée des deux glandes vénénifiques de l'animal dont Tune sécrète un liquida alcalin, tandis que l'autre fournit un liquide acide*. Le mélange, ou venin complet, reste toutefois légèrement acide. Il se coagule à l'air et il est en grande partie soluble dans l'eau. Il possède une saveur styptique.
L'acide entrant dans la constitution de ce venin est l'acide formique* dont une partie semble être unie à de Tun décane C"H** [Scholl) ou plutôt, peut-être, à l'alcool secondaire correspondant C" H"0.
Les effets du venin de l'abeille sont très variables. On a cité des cas où trois à quatre piqûres ont été mortelles pour l'homme, et surtout des cas plus nombreux où des piqûres multipliées faites par un essaim, ou partie d'essaim, ont entraîné la mort '. Le plus ordinairement lorsqu'on est piqué on ressent une douleur vive, il y a de l'enflure du point atteint, quelquefois il se produit un léger frisson, puis tout s'apaise. Dans d'autres cas, on observe des sueurs, de la céphalalgie, des faiblesses. Quand les piqûres sont nombreuses, il peut y avoir des convulsions, des paralysies des membres, des irrégularités dans les battements cardiaques, de la dyspnée, etc.
i. Chez les hyménoptères à aiguillon lisse, les glandes alcalines ne sont que rudimentaires.
2. Les fourmis, comme on le sait, sécrètent aussi de l^acide formique; les fourmis rouges, les fourmis de feu, sont des insectes très incommodes.
3. Dblpbch, Rapport au Conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine sur ta cttUure des abeilles à Paris (1878).
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sions pouvant être suivies de mort. La petite mouche dorée des Pyrénées, celle à tète rouge d'Abyssinie, la mouche des sables, les cousins, etc., ont aussi chacune leur venin. Parmi les diptères, on doit citer encore les punaises qui agissent par leur salive ; les réduves dont les piqûres sont suivies d'engourdissement, etc.
Venins des arachnides; venins des acariens.
Le venin des araignées est contenu dans une glande située au céphalothorax, glande dont le conduit excréteur se termine aux antennes-pinces. Il est constitué i)ar un liquide huileux, acide et amer. Suivant Kobert, il se mélangerait à une toxalbumine provenant de la peau de ranimai.
La morsure des mygales, des araignées, des tarentules peut -tuer de très petits animaux. Chez Thomme, elle n'occasionne que de la rougeur, quelquefois des ]»hlyptènes, rarement de la fièvre.
Les araignées malmignates (Ile d'Elbe, Corse, Curaçao, Madagascar, Venezuela, Russie) peuvent tuer les grands animaux et Thomme. La mort arrive dans le collapsus; elle est précédée de dyspnée, de congestions pulmonaires avec paralysie des extrémités, pliénomènes qui se prolongent souvent longtemps après les premiers accidents si le cas n'est pas mortel.
Chez les acariens, la punaise de Tabur paraît i)rovoqucr quelquefois des accidents mortels.
516 LES TOXINKS.
Venins des myriapodes.
Le venin de la scolopendre tue les articulés. Chez les mammifères, il ne produit qu'une douleur persistante, de la rougeur, parfois un peu de fièvre *.
Les scolopendres des pays chauds (S. morsitans, 5. insignis) peuvent déterminer, par leur morsure, un œdème énorme, mais non mortel, à moins qu'ils n'agissent mécaniquement, au cou par exemple.
Venins des scorpionides.
Parmi les plus redoutables, il faut citer le buthus a fer et Vandroctomts funesttts des régions tropicales. Leurs piqûres déterminent de la lymphangite, des vomissements, de la diarrhée, de la fièvre, du sphacèle, des accidents tétaniformés tardifs, enfin le coma auquel les animaux succombent.
L'appareil à venin du scorpion ordinaire [buthus occitanus et scorpio europeus), formé de deux glandes adossées, entourées d'une capsule fibro-musculaire, est renfermé dans If^ dernier segment de l'abdomen. Ce venin sourd par deux petits orifices placés latéralement près de la pointe de l'aiguillon. C'est un liquide incolore, limpide, acide, soluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther, légèrement plus dense que l'eau ^ Un scorpion de forte taille ne paraît pas disposer de plus de 0^'',002 de venin par ampoule.