‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 114 sur 158 · HUtoire de l'Acad. des sciences, 1731, p · texte numérisé non relu

HUtoire de l'Acad. des sciences, 1731, p

2. P. Bbrt, Contribution à l^étude des yeDins, Compt. rend. Soc. de biologie, 4* série, t. II, p. 136, et aanée 1885, p. 57'i.

SANGS VE.MMELX. 519

Toxines des Ascarides

On sait depuis longtemps que les ascarides lombricoïdes provoquent souvent des accidents à forme typhique, des phénomènes convulsifs, etc., et on a quelquefois soupçonné qu'ils provoquaient une sorte d'empoisonnement par leurs excrétions. C'était l'opinion de Rosen, de P. Franck, de Davaine, de Hubert. M. R. Blanchard a cité un cas caractérisé par du prurit, une éruption vésiculeuse, un gonflement des oreilles et du cou, de la conjonctivite, de violentes douleurs de tête survenues chez un étudiant qui disséquait des ascarides. M. Vignardou, puis M. Chanson, et leurs aides de laboratoire, ont été victimes dans des conditions pareilles d'accidents analogues : éternuements continus, prurit, du pharynx, aphonie, coryza, conjonctivite; le surlendemain, douleurs pharyngées, difficulté de la déglutition, gonflement des paupières, etc.

Le liquide citrin qui s'échappe du corps des ascarides de porc ou de cheval lorsqu'on les coupe en morceaux, injecté au cobaye dans le tissu cellulaire à la dose de 2 à 4 centimètres cubes, tua un premier animal en deux ou trois minutes avec des accidents convulsifs; un second mourut moins de douze heures après Tinjection. Il présenta, presque dès le début, de l'incertitude dans la marche qui se faisait à reculons. Quelquefois la mort est plus lente; elle se fait attendre 50 à 70 heures*.

vivant et expédiées telles quelles. Elles s'étaient conservées sans altération apparente. Un mois après, quand je voulus faire mes expériences, je reconnus que ce venin était dénué de toute activité. 1. Voir Chauson, Joum. de clin, et de thérap., avril IS'A

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Sangs venimeux.

Beaucoup d'animaux ont un sang venimeux; si Ton injecte en petite quantité, ces sangs, ou les sérums correspondants dans les veines d'un autre animal ou dans le tissu conjonctif sous-cutané, ils provoquent des accidents d'empoisonnement. Tels sont les sangs des anguilles, et des murénides, les sangs de crapauds, de grenouilles et en général des batraciens', le sang de serpents même non venimeux, celui du hérisson, etc.

Sang des murénides^. — D'après A. Mosso, le sang de la murène [Murena conger)^ et des autres murénides, fournit un sérum contenant un albuminoïde toxique, Vichtyotox'uie. Un demi-centimètre cube de ce sérum injecté à un chien de 13 kilos le tue en 7 minutes.

Sang d'anguille^. — A. Mosso reconnut en 1888 que \i^ sang d'anguille est vénéneux. Injecté sous la peau, son sérum fait périr les animaux à des doses à peine trois fois plus fortes que celles de venin de cobra. Moins de 0" 3 de sang d'anguille tuent le cobaye auquel on l'injecte. Un chien qui avait reçu dans la jugulaire O^^'B de ce sérum frais, s'agita, urina; 2 minutes après il tombait sur le sol, les pupilles dilatées; il survint bientôt de l'opisthotonos, des défécations, des convulsions qui durèrent 13 secondes; l'animal fit quelques mouvements respiratoires

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