TOXINES DES MALADIES VIRULENTES
leia eu a donné un commencement de preuve'. De la raie d'animaux sacrifiés durant la fièvre charbonneuse, il extrait une substance purement chimique douée d'un pouvoir pyrétogène très yrand : la rate extirpée à l'animal malade était hachée et mise à digérer avec de l'alcool absolu; au bout de deux heures, on rejetait l'alcool et on pulvérisait le magma restant avec de l'eau. Cette bouillie filtrée sur biscuit, injectée à la dose de 4 cenl. cub. dans la veine auriculaire du lapin, provoquait au bout d'une demi-heure une élévation de température de 1",2 à 2".
On pont considérer la fièvre infectieuse comme une réaction des tissus contre l'invasion des microbes; celte réaction provoque, nous l'avons vu, la formation des antitoxines mais sans doute aussi l'exlravasation des ferments pyrétogéniques.
C'est par la production ou le déversement dans le sang de matières propres à exciter les centres thermogéniques qu'on peut s'expliquer la fièvre qu'on observe souvent chez les chloroliques, les goutteux, les rhumatisants, les leucocythémiques, et en général, chez les porteurs de cachexies diverses. Lorsque la nutrition et la désassimilation sont imparfaites, des substances extractives incomplètement oxydées, se forment ou sortent des tissus et en particulier des globules blancs et provoquent, en certains cas à un haut degré, les phénomènes artificiellement reproduits par Bouchard par injection de bouillon de veau et par Gamaleia au moyen de l'infusion de rate.