‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 127 sur 158 · BerL klin, Wochenscli., 1890, 1891 et · texte numérisé non relu

BerL klin, Wochenscli., 1890, 1891 et

ce mode de préparation en milieu additionné de sérum ou de peptone ne pouvait donner, à priori, qu'une matière très impure.

Quoi qu'il en soit, la toxine de Brieger et Fraenkel précipite par Tacide carbonique en excès, par les acides minéraux concentrés, par le phénol, le nitrato d'argent, le sulfate de cuivre, le chlorure mercurique. Elle n'est pas précipitée de ses solutions aqueuses par la chaleur, l'acide nitrique faible, le sulfate sodique en excès, le sel marin, le sulfate de magnésie ou les sels de plomb. Mais elle précipite par le sulfate ammonique en poudre et en excès. Sa composition, abstraction faite des cendres, répond à G = io,3o; H=7,13; Az:=16,33; S=r1,39.

M. Guinochet a montré, en 1892, que si l'on cultive le microbe de Loffler dans une urine normale non albumineuse, on obtient une liqueur très toxique môme après sa filtration sur biscuit, liqueur qui ne contient aucune trace d'albumine appréciable, ce qui semblerait exclure l'hypothèse de la nature albuminoïde de ce poison \

La toxine diphtérique perd toute activité lorsqu'on la chauffe à 60°, température qui ne tue pas le microbe dont elle procède. Elle n'est pas détruite à 50**, môme en présence d'acide chlorhydrique.

Sous l'influence de la toxine diphtérique, après la phase d'incubation apparaît chez l'animal l'hyperthermie et l'exagération des combustions, phénomènes qui disparaissent petit à petit pour faire place à de l'hypothermie avec dépression respiratoire. La température chez le chien peut ainsi s'abaisser de 1 à 2 degrés d'abord, puis de 7 à 8 degrés.

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