II. — GUANIDINES
Diverses ptomaïnes appartiennent à la famille des guanidines : telles sont la métbylguanidine^ la glycocyamidine, la propylglycocyamine ; mais seule la méthylguanidine a été trouvée dans les produits de putréfaction banale. Les autres guanidines formées par des microbes pathogènes seront étudiées avec les ptomaïnes d'origine pathologique déterminée.
La méthylguanidine C^IPAz' ou AzII '- CC * u nu
\ AzH • GH
qui se produit quand on oxyde la créatine et la créatinine,
a été signalée par Brieger dans les chairs de cheval, et par
Bocklish dans le bouillon de bœuf, ayant Tun et l'autre
subi la fermentation putride*. On Ta trouvée aussi dans les
cultures du bacille du choléra, du microbe de Finckler et
Prior et dans la septicémie des souris.
C'est une base cristalline, déliquescente, très alcaline, dont la potasse dégage à chaud de l'ammoniaque et de la méthy lamine.
Son chlorhydrate C*irAz',HGl est insoluble dans l'alcool.
Son chloroplatinate (C*H'Az',HGl)» PtCl* est assez soluble dans l'eau. Il fond à 198^ Son chloraurate forme des cristaux rhombiques, difiicilement solubles dans l'alcool et dans Teau, mais solubles dans l'éther. Son picrate est peu soluble et résineux. Son oxalate (G*H\4z^)-, G'H^O*, 2H*0 est soluble.
La méthylguanidine est une base très toxique : 02'",20
1. Vntermchungtn uber Plomaïne, Dritte Theil, p. 33. — Bei'ichte, t. XX, p. 1441.
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suffisent à tuer un cobaye. Elle provoque la dyspnée, le tremblement musculaire, les convulsions cloniques généralisées avec pertes d'urines, défécation, dilatation des pupilles. L'animal perd toute aptitude à se mouvoir, il est pris d'étouffements, puis de convulsions, tombe sur le côté au bout' de vingt minutes et meurt le cœur en diastole.