Compl. rend. Acad. des sciences, 18SS, t. CVII, p
LES PTOMALfES. lOt
Son azotate réduit le nitrate argenlîciue, comme le font, d'après ïlormann, les bases hydropyridiiiues.
Le sulfate légèrement amer, odorant, déliquescent, cristallise en fines aiguilles groupées en étoiles.
Le chloroplatinatey jaune serin, se précipite facilement en liqueurs un peu concentrées et se redissout à chaud. Il cristallise en lamelles losangiques souvent superposées et imbriquées, quelquefois en fines aiguilles.
Bouilli quelque temps avec de Teau, ce chloroplatinate perd de Tacide chlorhydriquc et se change en sel ?nodi/ié de couleur plus claire, beaucoup moins soluble que le précédent et cristallisant confusém(»nt.
Le cliloraurate de dihydrolutidiiio, soluble surtout à chaud, cristallise en longues aiguilles groupées en éventail et en minces tables losangiques.
L'étude des produits d'oxydation de cette base nous a permis de reconnaître qu'elle contient deux chaînes latérales et qu'elle répond à la constitution probable C-Il'[II*](CIP)'AzII. Elle constituerait donc la dihydrodimélhylpyridine *.
La dihydrolutidine est assez vénéneuse. A forte dose (O',0G par kilogramme chez le cobaye), elle provoque chez les animaux un tremblement qui se généralise à tous les muscles, avec périodes d'excitation extrême suivies de profonde dépression, d'immobilité, de paralysie partielle, surtout des muscles postérieurs. L'animal meurt généralement dans le collapsus asphyxique. A dose plus faible, elle produit une notable dépression de la sensibilité, de la trémulation musculaire, des grimacements de la face,